Augusto Pinochet est-il le maître à penser de l’Union Européenne ?

pinochet2Pinochet : un personnage autoritaire et sanguinaire au nom d’une ligne libérale renforcée

Le 11 septembre 1973, Augusto Pinochet et l’armée militaire chilienne renversent par un coup d’état sanglant, le président élu et légitime Salvador Allende pour mettre en place le « national-mondialisme » c’est-à-dire le néolibéralisme national.

Le néo-libéralisme par Pinochet est adopté sur les idées de Milton Friedman. Les Nord-américains ont adopté une politique favorisant le libre-échange afin de renverser l’ensemble des mesures phares de Salvador Allende : nationalisation du cuivre, réforme agraire (expropriation d’environ 3 000 grandes exploitations), augmentation des bas salaires, création d’un programme de santé publique, de logement et d’éducation, etc.

En arrivant au pouvoir, Pinochet détruisit les mesures prises par Allende, pour les remplacer par celle du club sectaire venant de Chicago. Le dictateur libéralise l’ensemble de la société en appliquant des plans d’austérité et détruisant par ailleurs l’économie chilienne.

Pourtant si le libéralisme considère une politique démocratique autour de ce système, Pinochet en fait la démonstration qu’une dictature peut faire fonctionner un régime libéral.

Les services publics d’après la doctrine néolibérale contribuent à faire baisser la croissance, c’est véritablement la clef de voute de ce système, où toutes les mesures sont imaginables pour faire redémarrer la croissance.

En effet, la dynamique de Pinochet a permis de soutenir Margareth Thatcher pour qu’elle soit la première dame du Royaume-Uni. La Dame de fer s’est inspiré des dictateurs pour son programme. La Dame de Fer devenue une icône libérale, devient aussi l’icône pour les apprentis Dictateurs.

Une Union Européenne ayant pour modèle Augusto Pinochet

L’autoritarisme rampant au sein de l’Union Européenne augmente de plus en plus depuis le début de la crise financière. Il ne peut être uniquement attribué aux désordres sociaux résultant des mesures émises par les gouvernements respectifs.

Lorsque nous entendons : Rajoy, Merkel, Camron, Barosso, en réalité, nous entendons le discours de Pinochet. Nul ne peut douter qu’une dictature libérale est le rêve de tous ces hommes et femmes.

Quand Barrosso cite « nous vivons effectivement un moment historique. Le genre d’occasion où la crise remet en question toutes les certitudes et les esprits sont plus ouverts au changement. Ce sont des moments extraordinaires et qui n’arrivent pas tous les jours. Nous devons comprendre qu’il s’agit vraiment d’un de ces moments où il y a une plus grande plasticité qui fait que nous pouvons effectuer un vrai changement », il fallait comprendre que le changement c’est la politique très dure du libéralisme.

Le plus intéressant n’étant point directement le personnage, mais sa politique économique qu’il a appliqué de 1973 à 1988 est la politique d’aujourd’hui : destruction du service public, mise en avant d’une politique d’entreprise entièrement dérégulée. Une économie réelle financiarisée adaptée aux mouvements financiers des bourses permet de placer l’actionnaire roi. Une spéculation s’impose sur nos vies, et notre vie rapporte à d’autre.

L’autoritarisme des états contre les mouvements sociaux s’inscrit dans cette défense moyenageuse d’une société abstraire, où la bourgeoisie doit dominer et les partisans font tout pour qu’elle domine quitte à liquider le prolétariat. Le prolétariat a manifestement été l’ennemi de Pinochet, d’où sa répression féroce. Pinochet reste le maître à penser en ce qui concerne les pratiques d’austérité.

Enfin, face à la montée du FN qui se dit « anti-européen ». Rappelons qu’il y a peu,  le parti d’extrême-droite a rendu hommage à Margareth Thatcher, lui vantant de nombreuses qualités. Margareth, était directement influencé directement par les idées d’Augusto Pinochet. Évidemment, les militants frontistes sont totalement dupés par les lignes idéologiques de son conglomérat de leaders, car en pratique et non et en théorie, elle est alignée sur la même position que l’Union Européenne.

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