Rendons hommage à nos poilus, sous le signe de la paix universelle

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Aujourd’hui, c’est le 95e armistice de la Grande Guerre, une Guerre qui a plongé la République Française dans le sang, la peur, déroute durant quatre ans. Elle s’est terminée par la Révolution Russe et la Guerre Civile Russe qui démarre le 25 octobre 1917 via la révolution d’octobre durera jusqu’en 1923.

Les débats sur le fait de célébrer l’armistice plongent les Français dans le doute, je le dis solennellement : ” Oui, nous devons rendre hommage aux poilus tués, fusillés, éparpillés, mais à une condition, cette condition, c’est le signe de la paix universelle entre les pays et les états” .

Le devoir de mémoire est un devoir dans l’histoire qui permet de ne plus recommencer les erreurs du passé, mais aussi une personne qui connait son histoire, connait les raisons politiques qui ont amené ce conflit : la crise financière, la revanche de la guerre franco-prusse et le nationalisme par l’assassinat de Jean Jaurès.

Alors que certains brandissent le drapeau de la victoire notamment par ironie chez les nationalistes d’aujourd’hui, il est important de déclarer le fait suivant : non, il n’y a pas eu de victoire, l’armistice et le traité de Versailles, ne répareront pas toutes ces personnes qui ont manqué à leur famille, tout comme toutes les filles et garçons qui n’ont jamais pu voir leur père, car il est mort à la guerre, non pour défendre la patrie, car c’est bien la République Française qui a lancé la Déclaration de Guerre.

Aussi, dans un élan de solidarité de rapprochement entre les peuples Allemands et Français, pensons à tous ces Allemands morts pour rien également. Trop de guerres, trop de morts …

Souvenons-nous aussi, que les travailleurs n’ont pas de frontières entre eux, c’est un des éléments que nous devons agiter le plus quand les conditions similaires à l’explosion de la Première Guerre mondiale sont remises en avant. Partout, agitons le drapeau de la paix, Jaurès expliquait dans son discours de Lyon-Vaise, le 25 juillet 1914, la situation de l’Europe, puis en terminant : ” Quoi qu’il en soit, citoyens, et je dis ces choses avec une sorte de désespoir, il n’y a plus, au moment où nous sommes menacés de meurtre et, de sauvagerie, qu’une chance pour le maintien de la paix et le salut de la civilisation, c’est que le prolétariat rassemble toutes ses forces qui comptent un grand nombre de frères, Français, Anglais, Allemands, Italiens, Russes et que nous demandions à ces milliers d’hommes de s’unir pour que le battement unanime de leurs cœurs écarte l’horrible cauchemar. J’aurais honte de moi-même, citoyens, s’il y avait parmi vous un seul qui puisse croire que je cherche à tourner au profit d’une victoire électorale, si précieuse qu’elle puisse être, le drame des événements. Mais j’ai le droit de vous dire que c’est notre devoir à nous, à vous tous, de ne pas négliger une seule occasion de montrer que vous êtes avec ce Parti socialiste international qui représente à cette heure, sous l’orage, la seule promesse d’une possibilité de paix ou d’un rétablissement de la paix.

Peut-être nombre d’entre vous n’iront pas au défilé militaire, mais redécouvrir l’histoire de la Première Guerre mondiale, c’est restaurer la mémoire de ces hommes morts pour rien.

 PLB

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