Le Projet de loi Finance pour 2015 a été adopté par l’Assemblé Nationale

Analyse du scrutin n° 955La première réelle mesure d’austérité a été adoptée par l’Assemblée nationale, puisque la loi devrait passer ensuite devant le Sénat pour y être étudié à nouveau par les sénateurs et les commissions du Sénat. En effet, derrière ce simple tableau, les votes “non” représente en réalité les élus du Parti Socialiste et du Parti Radical de Gauche, mais les “nons” représentent l’UMP, l’UDI, EELV et le Front de Gauche qui est intégré dans le groupe GDR. Pour autant qu’en est-il de la vraie motivation de l’UDI et de l’UMP.

Le vote “non” mérite surement d’être analysé en profondeur. La première coupe budgétaire à hauteur de 50 Mds d’euros n’est pas dans le programme de l’UDI et de l’UMP qui demande quant à eux, 80 et 120 Mds d’euros de coupe budgétaire. Ce qui peut paraitre comme un vote de formalité pour montrer l’opposition à ce budget alors qu’il demande plus que cela. Ceux qui veulent des coupes budgétaires sont dans le même bateau, dans la même logique de l’austérité ne nous trompons sur ce point. Ainsi, c’est 470 députés favorables qui sont à l’austérité, soit près 81%. Voilà, ce qui prédomine a minima dans cette assemblée.

Je crois qu’il faut que les personnes qui vivent en France se rendent bien compte de ce qui se passe dans ce pays. Nous allons vers une catastrophe assurée sans changement de politique en profondeur.La première réelle mesure d’austérité a été adoptée par l’Assemblée nationale, puisque la loi devrait passer ensuite devant le Sénat pour y être étudié à nouveau par les sénateurs et les commissions du Sénat. Il faut aussi affirmer que le parti populiste de Marine Le Pen avec son objectif de rembourser la dette, d’instaurer le zéro déficit budgétaire se situe dans cet axe-là, même si elle possède que deux députés et on peut considérer un autre député en plus à travers Jacques Bompart.

La seule alternative consiste à une véritable politique publique de soutiens à l’économie et la remise en place d’une régulation ultra-stricte des marchés et l’augmentation des services publics. Sinon, les chiffres de l’INSEE dans son portrait social continueront de montrer la fracture. Son étude représente à ce jour, une alarme à tous les politiques d’économies budgétaires et une démonstration que l’austérité ne fonctionne pas.

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