La Police va-t-elle intervenir à l’Université Toulouse-Mirail ?

4529089_3_edda_l-acces-a-l-universite-de_2586236f08a3f849df3ed841f467e456La tension monte un peu plus pour le président de l’Université de Toulouse II-Le Mirail (actuellement, Université Toulouse – Jean Jaurès), l’occupation commence à lui chauffer sûrement la tête. Le mouvement fondé sur la lutte contre les violences policières n’est pas vraiment du goût de  Jean-Michel Minovez. Même avec le nom du tribun socialiste, l’Université agit toujours contre l’intérêt des étudiants, pour une société capitaliste. Ils auraient dû renommer de cette manière : Université Toulouse – Georges Clemenceau, celui qui faisait tirer sur les foules, qui n’était de gauche que de nom.

Les révoltes sont légitimes, tout comme celle qui se passe chez notre voisin de l’autre côté de l’Atlantique. La jeunesse et la masse est exténuée du non-droit dont jouissent les policiers. Il est tant que cela change de position et de rapport de force. Mais cela, suit parfaitement la logique de plus en plus extrême de ce corps particulier de la fonction publique. En effet, leur objectif est de remettre en place l’ordre public par tous les moyens y compris en cassant, en s’infiltrant ou en tuant de manière volontaire. Le ministre de l’Intérieur depuis le drame de Sivens fait une politique de sourd ne se rendant pas compte que sous leur pied la terre se craquèle de plus en plus, tout cela va s’écrouler tôt ou tard avec le modèle économique dans lequel nous sommes. Le capitalisme se défend de manière la plus désorganisée qu’il soit quand il se sent en danger.

Mais aussi, si les étudiants sont exténués de tous cela, c’est aussi par les conditions qui se dégradent de plus en plus. L’austérité dans les facs met les étudiants en compétition entre eux pour un avenir qui promet d’être meilleur, alors qu’ils n’auront rien de mieux, bien au contraire. C’est la course vers le bas. Les études coûtent de plus en cher mais aussi face à une logique de chômage entretenue par le capitalisme, beaucoup d’entre eux se retrouvent entre autre à la sortie de leurs études avec des emplois non-adaptés à leur formation et les salaires avec. Le capitalisme en matière d’emplois joue à la fois sur la création nécessaire de chômeur à travers les différentes politiques de flexibilité mais joue aussi l’embauche avec les différentes aides pour des emplois précaires.

Les lois LRU et FIORASO sont de véritables coups de poignard dans le dos de ceux qui feront la réussite de notre pays et cela va continuer et s’accélérer. Le libéralisme oppose les étudiants entre eux au sein d’une même structure mais il met également en opposition les différentes structures avec des formations propres à chaque université. L’égalité minimale et cohérente de notre république est mise à mal pour le laisser-faire des bourgeois. De plus en plus d’universités sont au bord de la “faillite”, l’austérité passe par là, les universités tendent à s’ouvrir de plus en plus au privé pour arriver à long terme à une privatisation totale.

Lorsque la jeunesse explose ou implose, c’est toute une société qui évolue très brutalement pouvant aller jusqu’à des changements de régimes (occupation de l’école polytechnique en Grèce), des réformes de fond (Mai 1968), le blocage de certaine réforme (CPE) mais cela peut également provoquer un processus révolutionnaire, je crois qu’à terme nous sommes typiquement dedans. Toutefois, attention tous les mouvements de jeunesse ne sont pas révolutionnaires comme le démontre le mouvement bourgeois au Vénézuela qui manifestait dans les quartiers les plus riches de Caracas.

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