La dame de plomb est désormais prête à expulser la Grèce hors de la Zone Euro

463866_manifestation-a-athenes-contre-la-visite-de-la-chanceliere-allemande-angela-merkel-le-8-octobre-2012La chancelière Grecophobe de la République Fédérale d’Allemagne a laissé dans le magazine Spiegel une idée qu’elle laisserait la Grèce sortir de la Zone Euro en cas de victoire de Syriza. “Le gouvernement allemand juge quasiment inévitable une sortie si le chef de l’opposition Alexis Tsipras, du parti Syriza, s’il dirigeait le gouvernement après les législatives et abandonnait la ligne de rigueur budgétaire et ne remboursait plus les dettes du pays”. Cette sortie médiatique aura inévitablement un impact sur l’idée de la sortie de l’euro de la part des différentes bourses. Mais aussi, cette affirmation place encore plus en avant la position d’ingérence du CDU dans les affaires des différents pays, c’est aux grecs de décider et non au CDU (et autres partis ou personnes) ce qui est bon pour les grecs ou pas.

On peut dire aussi que c’est la panique y compris au CDU, les avis divergent sur la question hellénique, le vice-président du groupe parlementaire CDU au Bundestag (Michael Fuchs) a affirmé que “Il n’y a plus de potentiel de chantage. La Grèce ne représente pas un risque systémique pour l’euro”.

Michael Roth, secrétaire d’état social-démocrate aux Affaires européennes a déclaré que “La Grèce est membre de la zone euro. Et doit le rester. Il faut éviter de provoquer, par la parole, des conséquences politiques et économiques qui seraient malvenues”.

La forte possibilité de victoire de la gauche Keynésienne fragilise au plus haut point l’ordre libéral que la dame de plomb a essayé d’imposer sur l’Europe. Même au sein du libéralisme les courants ont l’affrontement très difficile, c’est plus la peur qui règne dans les couloirs du Bundestag et de la chancellerie fédérale. En effet, la grande stratégie mise en œuvre pour couler la Grèce est prête à tomber à l’eau, avec un effet domino. Le MES ne permettra la chute violente des différentes bourses qui sont des cycles de spéculation assez intenses ces derniers temps, du fait de la situation grecque mais aussi de la situation en Russie.

Il est facile d’intégrer un pays au sein de la zone euro comme l’a fait la Lituanie  sur fond d’argument géopolitique. En effet le pays est entré dans la zone euro, pour tourner une dernière fois le dos à la Russie. Mais la sortie de la Grèce peut tout à fait mettre en péril la zone euro, qui en soi n’est pas une mauvaise nouvelle, mais cet effet pourrait à nouveau créer une gigantesque crise systémique qui ne serait plus celle de la dette souveraine, mais bien celle de la monnaie souveraine. L’Euro satisfait de moins en moins de monde, ce sera l’occasion pour ceux qui sont opposés à l’Euro de mettre en avant cet argument.

Alexis Tsipras mettra fin à la politique d’austérité imposée au pays par les créanciers internationaux laquelle se fit en échange de quelques 240 milliards d’euros de prêts forcés. Le sacrifice des grecs n’a donné aucun résultat. Mais aussi les créanciers et la troïka dont participe Angela Merkel sont responsables d’atteinte sévère aux droits de l’homme.

La Commission du droit international des Nations-Unies a affirmé également qu’on “ne peut attendre d’un État qu’il ferme ses écoles et ses universités et ses tribunaux, qu’il abandonne les services publics de telle sorte qu’il livre sa communauté au chaos et à l’anarchie simplement pour ainsi disposer de l’argent pour rembourser ses créanciers étrangers ou nationaux”. Le droit international s’oppose de manière franche au droit communautaire (de l’Union Européenne). D’autant que les mesures de la Troïka n’ont fait que gonfler la dette et aspirer le pays vers le bas. Une vaste opération de régression pour aboutir à un véritable chaos où la misère grouille dans toutes les rues. Elle est devenue  légion, puisque les intérêts supérieurs de la finance l’emportent sur tout.

La suspension voire l’annulation de la dette est entre les mains de Syriza, mais aussi une affaire d’autant plus grande que la suspension de cette dernière pourra recréer une dynamique incroyable pour l’économie. Mais, il est certain que les créanciers essaieront de cantonner la Grèce à une économie circulaire pour l’asphyxier de l’extérieur.

Au final, Merkel a l’air de confondre le programme du KKE au programme de Syriza qui lui est favorable à une sortie complète de l’UE et de l’Euro.

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