Fabien Roussel : candidat à la présidentielle ?

La campagne à la présidence de la République n’a pas encore commencé, mais les tractations entre les différents candidats potentiels pour unir la gauche afin d’obtenir une réelle alternance afin de fermer l’ère néolibérale ont déjà commencé. Le secrétaire national, Fabien Roussel s’est dit favorable de porter la candidature d’un projet de société visionnaire mettant ainsi un terme à deux précédentes campagnes de Jean-Luc Mélenchon aux élections présidentielles. Mais cela ne plaît pas vraiment aux partisans de la France Insoumise. Pourtant, le renouvellement d’une figure politique majeure devient nécessaire afin de générer un programme autour d’un avenir en commun. Ainsi, nous assistons à des divisions stériles alors que la gauche plurielle a besoin d’un élément moteur pour se rassembler. Le programme commun de la gauche peut générer une véritable rupture.

Le communisme même dans sa version social-démocrate interroge sur le fond de ce que souhaite la France Insoumise. La position idolâtre intervient dans le fond que ce n’est pas la personnalité politique qui devient nécessaire, mais le programme de fond. Or, le programme le plus progressiste actuellement reste celui du Parti Communiste Français. Une construction avec d’autres partis politiques devient aussi nécessaire afin de favoriser une alliance “rouge-rose-verte”. Là où le néolibéralisme recule : le chômage baisse, les salaires augmentent, la précarité diminue, et l’équilibre budgétaire est ramené plus rapidement.

Les réformes structurelles que souhaitent enclencher les communistes permettront de générer une augmentation de la richesse créée de façon rapide même si cela nécessite de passer au travers de la dette publique. Dans le cadre présent, ce ne sera pas une dette servant les intérêts d’une minorité à savoir les plus aisés, les niches fiscales d’une minorité tout comme éponger la fraude fiscale et à la TVA des entreprises, mais d’augmenter le pouvoir d’achat des prolétaires par différents leviers : les salaires à travers une hausse du salaire minimum et des aides sociales.

La question du remboursement de la dette intervient également par une inflation par la demande. Laisser glisser l’inflation permettra de générer une politique d’investissement avec une relance budgétaire pour les ménages au niveau des classes populaires et moyennes. Les monétaristes ne seront pas forcément aptes à encaisser que l’inflation lorsqu’elle s’élève permet de diminuer le taux de chômage et dans une perspective à long terme de relancer les investissements puisque les crédits coûtent moins cher à l’arrivée que par rapport au départ. La politique inflationniste se retrouve comme un avion elle s’envole, mais lorsqu’elle atteint son altitude de croisière, elle stagne et permet aux différents emprunteurs d’investir massivement dans une économie.

Le keynésianisme de gauche apporte les outils pour enchaîner sur le socialisme. Dans ce sens, il faudra rompre avec les réformes souhaitées par la commission européenne. Dans ce sens, nous pouvons adopter un poids important dans la renégociation des traités afin d’impulser une nouvelle ère d’espoir et d’espérance pour les différents peuples démontrant que l’austérité et la rigueur budgétaire ne sont pas des fatalités. Remettre sur la table du Conseil des ministres des finances les débats macroéconomiques peut s’avérer nécessaire et utile. Aujourd’hui, le slogan thatchérien reste de mise afin de poursuivre la politique une vision selon laquelle il n’y aurait aucune alternance au néolibéralisme. La démonstration permettrait de soulever un renouveau en rompant avec les recommandations de la Commission Européenne.

La construction d’une société socialiste ne se fera pas du jour au lendemain, mais on peut d’ores et déjà dire qu’il y a des éléments permettant de poser les premières pierres à l’édifice. Le socialisme à travers le spectre de l’écologie comme moteur de transformation radicale de la société pourrait nous faire basculer dans une société répondant à chaque besoin et protégeant les salariés. Le communisme a permis de créer les grandes évolutions au niveau de la société. Le maillage territorial des élus communistes s’avère important. Aujourd’hui, le candidat pouvant accéder à des parrainages sans discussion reste Fabien Roussel. Les élus communistes ont toujours su s’adapter par rapport à la société et enclencher les grandes réformes changeant radicalement la société de fond en comble.

La volonté d’enclencher la sixième république devient nécessaire, mais elle demande des efforts sur les moyens à mettre en place notamment dans le fait de converger sur un programme commun afin de redresser la France d’une impasse dans laquelle elle s’est enlisée depuis 1983. Le socialisme devient prédominant afin de générer une sortie de crise par le haut. Toutefois, il semble nécessaire d’assumer que le sort de la gauche française dépend d’un ensemble de facteurs.

Entre temps, les communistes doivent approuver par un vote de la base s’ils acceptent de voir Fabien Roussel comme candidat à la présidence de la République ou pas.

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[…] en campagne. À ce jour, différentes candidatures, notamment chez les communistes à travers Fabien Roussel, voient le jour. La dispersion de la gauche au grand dam d’une union risque de recréer le […]

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