L’inflation est en vue, le chômage risque de baisser

L’inflation est considérée comme un fléau par les monétaristes du fait du chaos qu’elle engendre. Le point ultime dans l’argumentation réside dans l’hyperinflation, c’est-à-dire lorsque la masse monétaire en circulation augmente de façon à être incontrôlable. Souvent l’exemple de la République de Weimar nous renvoie au danger du nazisme et des régimes autoritaires.

Face au danger que cela représente pour les démocraties libérales, la maîtrise de l’inflation intervient dans un cadre où la sauvegarde des intérêts économiques et démocratiques prévaut. De ce fait, la politique monétaire se doit de moduler une inflation faible et garantir une stabilité sur le marché de la monnaie. La masse monétaire doit s’adapter uniquement par rapport à la demande du marché des biens et services. Dans le même temps, la déflation dans laquelle nous étions après des mois de confinement a généré une légère baisse des prix. La déflation reste une catastrophe à tous les points de vue. Si le consommateur peut se satisfaire dans un premier temps de voir augmenter son pouvoir d’achat. À moyen et long terme, son salaire s’adapte par rapport non pas à la valeur que le travailleur crée, mais par rapport à ce que représente désormais cette valeur, c’est-à-dire une valeur plu faible. Les investissements baissent et le chômage explose. Nous étions dans une nouvelle étape de la construction européenne afin de réussir une intégration en douceur en dépassant le spectre déflationniste.

La peur de la déflation doit générer une réelle ambition pour les différents peuples européens qui se sont regroupés autour d’une monnaie unique. Les politiques de dévaluation interne, c’est-à-dire à travers une économie ultraorthodoxe ont pour objectif de faire baisser le coût des salaires afin que cela se répercute par une baisse du coût des différents biens et services. Les différents pays sous la Troïka en ont fait l’expérience. Mais cela génère un retard dans l’investissement et cela génère une augmentation à terme du chômage. Le cas grec reste un parfait exemple de ce qui a été réalisé et de la situation dramatique dans laquelle se trouve l’Union Européenne et sa zone Euro. En étant privé de l’outil monétaire, les pays adhérents de la zone euro dans le contexte actuel se tire des balles entre eux alors que la monnaie suppose une harmonisation de la politique budgétaire, fiscale et sociale. Au contraire, cette harmonisation et cette intégration à travers un nivellement par le haut se voient être remises en question par les traités européens.

La peur de la déflation doit générer une réelle ambition pour les différents peuples européens qui se sont regroupés autour d’une monnaie unique. Les politiques de dévaluation interne, c’est-à-dire à travers une économie ultraorthodoxe ont pour objectif de faire baisser le coût des salaires afin que cela se répercute par une baisse du coût des différents biens et services. Les différents pays sous la Troïka en ont fait l’expérience. Mais cela génère un retard dans l’investissement et cela génère une augmentation à terme du chômage. Le cas grec reste un parfait exemple de ce qui a été réalisé et de la situation dramatique dans laquelle se trouve l’Union Européenne et sa zone Euro. En étant privé de l’outil monétaire, les pays adhérents de la zone euro dans le contexte actuel se tire des balles entre eux alors que la monnaie suppose une harmonisation de la politique budgétaire, fiscale et sociale. Au contraire, cette harmonisation et cette intégration à travers un nivellement par le haut se voient être remises en question par les traités européens.

La politique monétaire de la Banque Centrale Européenne a été largement accommodante sur les dernières années avec un taux directeur très faible afin de stimuler l’économie et faire apparaître le retour des emprunts afin de stimuler la croissance tout en se fixant une logique de générer une inflation aux alentours de 2% comme valeurs maximales. Les monétaristes voient le rebond de l’inflation en lien notamment avec la politique de l’offrande comme une sorte de porte de sortie vers le l’implosion de l’économie et la baisse réelle des salaires. Pourtant le modèle mis en place ces dernières années s’inscrit dans une inflation par l’offre. Or, nous allons vers une inflation par la demande. En effet, les salaires et les aides sociales, s’ils sont augmentés par les différents pays, provoqueront une hausse mécanique des prix. Faut-il avoir peur d’une société où les prix augmentent ?

La peur d’une inflation ingérable laisse sous-entendre que l’inflation doit être retenu tel un détenu dans un centre carcéral. Elle dispose de quelques libertés comme les promenades, mais elle ne peut en aucun cas retrouver une liberté pleine et totale. Pourtant, il existe un réel enjeu sur l’atterrissage en douceur. En effet, si nous sommes dans une politique où l’inflation ne doit en aucun cas avoir d’impact sur la question du chômage. Pourtant, l’enjeu de réaliser une politique inflationniste pour générer une baisse durable du chômage intervient dans une sortie du modèle du NAIRU. Dans un premier temps, la récession risque de miner le pays, mais sur le long terme, l’inflation permet de rembourser plus rapidement les différents emprunts et de stimuler les investissements. Un cercle vertueux se crée, mais il faut tout de même que les comptes publics soient d’une certaine rigueur budgétaire pour qu’il s’adapte en fonction de la croissance de la population et non en fonction de l’inflation.

0:00
0:00