Le repas végétarien à Lyon : une fausse polémique

La mairie écologiste de Lyon a lancé le repas végétarien comme menu unique sur une durée déterminée. Cela effraie les conservateurs. Gare aux partisans de l’alimentation carnée, ils se sont rebellés en montant au créneau.

Le repas végétarien entre débat et polémique

Le débat sur la viande reste tendu ces dernières années. En effet, les enquêtes des associations pour le bien-être animal défraient sans cesse la chronique. En même temps, une alimentation variée et la réduction de l’impact carbone s’inscrit dans le cadre des accords de la COP21. Dans un contexte où les agriculteurs brandissent l’argument ultime de “l’agribashing” pour éviter le débat, les éleveurs ont bien plus qu’un porte-parole de leur syndicat, mais un ministre les représentants. Les partisans de l’alimentation carnée sortent les arguments ultimes comme le sectarisme du végétarisme. Face à cela, il convient de souligner que l’alimentation végétarienne à travers des plats végétariens équilibrés convient à tous les âges et toutes les personnes.

La société se transforme à travers le changement de son régime alimentaire. Plus soutenable en matière d’écologie, l’éducation de la jeunesse à l’alternative d’une nouvelle société en construction s’avère nécessaire. Ainsi, le sectarisme d’une partie de l’opinion se traduit par un certain conservatisme. Avec le réchauffement climatique, des mesures radicales s’imposent. De ce fait, la jeunesse qui fera le choix en ayant vu la démonstration qu’il n’y a pas que la viande dans les assiettes. La “révolution végétale” avance tel un bulldozer et adapte les repas végétariens dès le jeune âge. Dans le futur, les générations ayant reçu un plat végétarien auront un avantage sur les générations précédentes. L’adaptation au niveau des conditions dans lesquelles elles devront vivre passe notamment par l’assiette. Toutefois, le plat végétarien ne va pas au bout de la pensée. Les œufs de collectivité soulèvent de nombreuses questions, notamment dans l’élevage des poules pondeuses. Dans la même catégorie, le fromage apporté comme plat soulève la question de la pressure. Cette dernière est présente dans les organes des animaux et sert d’enzymes pour la fermentation.

L’élevage : un secteur en crise incapable de se renouveler

La tentative de démontrer la “viande de qualité” et “locale” ne passe pas au travers de l’analyse rigoureuse de l’élevage. Le marketing du flexitarisme se résume à promouvoir l’excellence. Pourtant, le budget des cantines collectives ne peut se permettre de payer la “viande” de la même qualité que celles vendues dans les grands restaurants. Dans la plupart des collectivités, la viande est importée où les normes sanitaires et sociales ne sont pas les mêmes qu’en France faisant baisser le prix de cette dernière.

La crise que traverse l’élevage se traduit par une perte du chiffre d’affaires pour les sociétés agricoles. Le renouvellement de l’agriculture passe par une transformation du logiciel. La survie des exploitations agricoles se traduit par la saisine des trois marchés en plein essor : le végétarisme, le végétalisme et le véganisme. Dans ce contexte, la volonté de produire de s’accrocher à la viande comme un paresseux à son arbre les voue à la faillite. Le repas végétarien permettra aux éleveurs de s’accrocher à de nouveaux débouchés en se reconvertissant.

Aujourd’hui, nous assistons à une fausse polémique face à ceux qui luttent dans une bataille qui s’avère perdue d’avance. Le repas végétarien est tourné vers l’avenir face au sectarisme et passéisme carniste.

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