Donald Trump : un retour en 2024 ?

Donald Trump : un retour en 2024 ?

Donald Trump, ancien perdant aux élections présidentielles en 2021 n’a pas tourné entièrement la page de la politique. Dans une conférence qu’il a donné à une conférence conservatrice.

Après les acquittements, d’autres histoires le suivent

L’Amérique profonde et conservatrice a mal digéré la défaite de leur leader. Joe Biden mène une politique rassemblant les États-Unis d’Amérique autour du slogan “América Is Back” alors que Donald Trump s’est toujours proclamé autour des “libertés économiques” avec le slogan “America First” s’inspirant des néonazis anglais.

Dans une Amérique fortement divisée par quatre années d’ultra-conservatisme et d’un ultralibéralisme à la carte, tout est à reconstruire. Poussé par le mouvement fondamentaliste évangéliste. De ce fait, Donald Trump était devenu d’une certaine manière le leader poussé par une communauté religieuse. Ses mesures s’y inspiraient fortement. Ainsi, fort d’un large soutien de millions d’habitants où la religion se mêle à la politique, l’orthodoxie protestante effraie de l’autre côté de l’Atlantique. La question du WASP (White Anglo Saxon Protestant) reste de mise.

Ignorant au plus haut niveau et méprisant la Science, il faut rappeler que l’ancienne secrétaire chargée de l’éducation nationale, Betsy DeVos était une “créationniste”. Ainsi, la “théorie de l’évolution” de Charles Darwin n’est pas parvenue à ses oreilles ou encore elle s’est enfermée dans le dogme religieux évangéliste. De plus, nous avons assisté une radicalisation des partisans de Donald Trump souhaitant interrompre le comptage et recomptage des bulletins de vote des électeurs. Dans ce contexte, il y eu d’une certaine manière une dissension cognitive entre un néofasciste soutenu par une large partie de son électorat et la réalité.

Toutefois, on peut se demander par quel procédé, le président déchu de la Maison Blanche et des réseaux sociaux va-t-il pouvoir rebondir après une telle défaite.

Une fracture sanitaire selon le porte-feuille

On peut également voir les dégâts que son système de santé a créés au niveau de la crise sanitaire. Au moment où l’ancien président de la République est allé jusqu’à préconiser l’eau de Javel pour lutter contre le Coronavirus. Cela ne l’a pas empêché d’attraper le Coronavirus. Dans un pays où la gestion de la pandémie a été une vraie catastrophe, dont le nombre de décès a dépassé la barre fatidique des 500 000 décès, il n’est guère surprenant que le système politique et sanitaire en soit responsable. Dans le même temps, l’ancien président de la République a reçu des soins gratuits à l’Hôpital dans lequel il était soigné symbolisant la fracture au sein de la société américaine. D’autant, plus grave que la santé de l’ancien président américain a été volontairement cachée à ses partisans afin qu’aucun vent de panique ne se crée notamment sur les réseaux sociaux.

L’ancien président de la République et consorts peuvent railler la France du fait qu’elle soit un “pays socialiste”. De ce fait, le système de santé est universel. Ainsi, il n’y a pas besoin de créer des débats de fond concernant l’Obamacare ou de ceux qu’auraient voulu mettre en place Trump : le “Trumpcare“. En effet, la garantie d’un seul et même régime pour tous permet à chacun de cotiser selon ses moyens. Il s’agit d’un des piliers de la Sécurité Sociale. La Cour Suprême chargée de valider les lois du pays avait en partie détricoté l’Obamacare et cela s’est poursuivi sous Donald Trump. L’ancien président de la République a causé plus de morts que la première, la seconde et la guerre du Viêtnam réunie.

D’autres affaires attendent l’ancien président

Durant sa mandature, Donald Trump a eu deux procédés d’impeachment. Les Histoires politiques pourraient s’arrêter là, mais le volet pénal des multiples accusations d’agressions sexuelles et de viols. Ainsi, nous assistons à un Homme politique fuyant la Justice de son pays. Ainsi, il ne rendrait aucun compte devant un Jury populaire. Lorsqu’ils avaient l’immunité présidentielle, cela pouvait se faire comprendre. Aujourd’hui, les affaires reprennent là où elles s’étaient arrêtées. On compte une vingtaine de dossiers à son encontre. Autant dire que les différentes peines cumulées peuvent s’avérer très lourdes en termes d’années d’emprisonnement. De ce fait, la chute de Donald Trump tant dans son empire que dans sa politique où la dette atteint des records sera lourde de conséquences.

Donald Trump se pavane en tant que “mâle alpha” alors que les Sciences Sociales ont démontré qu’il n’existait en rien du tout, notamment chez les loups. Dans ce contexte, on peut se demander la stratégie que va opérer Donald Trump, tant son sexisme est poussé à l’extrême. De ce fait, il y a une nécessité à démonter pierre par pierre le Trumpisme. Ainsi, sous la couverture de cet énergumène, se trouve en réalité un prédateur dangereux. On peut dire sans se tromper que Donald Trump est le Weinstein de la politique et la finance. Par ailleurs, l’horloge tourne et les plaintes soumises dépendent du délai de prescription de chaque État.

Les Midterms de 2022

Dans le même temps, la frange modérée du Parti Républicain est prête à un schisme. Autant dire que l’implosion reste proche. Les prochaines élections de mi-mandat (les Midterms) de 2022 donneront plus d’éléments sur la composition de l’électorat. Dans le même temps, l’administration de Joe Biden a intérêt à ce que son programme produise des effets rapidement et crée de l’emploi massivement. Le risque de se voir bloquer de façon institutionnelle par le retour des Républicains majoritaires au Congrès demeure important. L’un des dangers pour la démocratie américaine réside dans un Shut-Down concernant le budget voté pour l’année 2023.

Dans ce contexte, Joe Biden et Kamala Harris ont intérêt à dynamiser le programme et à en respecter scrupuleusement les lignes. J’irais même jusque dans le point. En effet, le retour de la médaille durant les élections de mi-mandat dans le cas où le programme ne serait pas appliqué risque d’être lourd de conséquences pour le Parti Démocrate. Ainsi, Joe Biden en tant que 49e Président des Etats-Unis d’Amérique porte une charge considérable. Le plan d’inspiration keynésienne adopté par le Congrès doit produire des effets rapidement et relancer l’ensemble de l’économie américaine. Il nous rappelle également que la dette ne sera résolue tant que l’épidémie ne sera pas vaincue. Ainsi, il apparaît cohérent de produire un autre système de santé en renforçant l’Obamacare.

Le 23 février derniers, les cloches de la Cathédrale nationale de Washington ont retenti 500 fois en hommage aux victimes de l’épidémie, symbole d’un pays ou plus d’un demi million de personnes s’étaient éteintes des suites du Coronavirus.

2024 : si loin, mais si proche …

Donald Trump a eu du mal à digérer sa défaite. Dans une course à la présidence de la République, le vingt-deuxième amendement de la Constitution des États-Unis d’Amérique ne prévoit que deux mandats continus ou non. Dans ce cadre, Donald Trump peut tenter une nouvelle campagne aux primaires républicaines et se lancer dans la course l’investiture. Toutefois, cela aurait été synonyme d’une campagne revancharde vis-à-vis des démocrates qui l’ont démis de son trône. En étant “persona non grata” sur les réseaux sociaux de la Silicon Valley, son avenir et ses humeurs tombent à l’eau. En effet, Donald Trump était un adepte du micro-blogging à travers Twitter notamment.

À moins d’ouvrir un site internet et d’en faire son propre vecteur de diffusion de ses idées politiques. La campagne politique d’un président impulsif et immature s’avère d’ores et déjà condamné. Or, ce n’est pas Donald Trump qui prendra son clavier en s’asseyant devant un écran d’ordinateur pour communiquer avec ses électorat. Cette méthode réfléchie nécessite une prise de recul, mais aussi une certaine forme d’intelligence que n’a pas Donald Trump. Ainsi, on peut se demander par quels outils il arrivera à redresser la barre. En 2024, il sera âgé de 78 ans le faisant entré dans l’ère quasiment entre le troisième et quatrième âge. Il n’aura plus la même forme que sous son premier mandat.

 

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