LCJ #2 Élisabeth Borne : une femme de gauche ?

LCJ #2 Élisabeth Borne : une femme de gauche ?

Élisabeth Borne, actuelle ministre du « ministre du travail » se réclame comme étant une femme de gauche ne sachant plus où se positionner. Il n’en faut pas plus pour créer une certaine forme de railleries de la part de l’électorat. En effet, la majorité ne sait plus sur quel pied danser. Ainsi, les différentes réformes structurelles que le gouvernement a fait voté par ordonnance afin d’accélérer la « libéralisation » du pays serait en réalité des « lois progressistes ». La mention trompeuse utilisée à toutes les sauces du « progressisme » a vidé littéralement son sens afin que cela colle aux différentes « réformes néolibérales » qui le plus souvent sont teintés d’un « néoconservatisme ».

La question de la Justice sociale devient un élément moteur pour le « parti du progrès » face à la répression tout azimute du « parti de l’ordre ». Au vu des différentes manifestations et de ses répressions toujours plus brutales et la réapparition des voltigeurs au sein de la capitale sous l’acronyme « BRAV ». Les progressistes n’ont pas de désillusions, Élisabeth Borne peut se réclamer d’appartenir à un courant où il y a eu Jules Vallès, Jean Jaurès ou encore Léon Blum. Pourtant, elle s’inscrit davantage dans un courant proche d’Édouard Daladier plus qu’autre chose.

Élisabeth Borne a tout de même en face d’elle un bloc clairement opposé à la « Macronie ». En effet, le « politiquement incorrect » a pris progressivement place au sein des mouvements hétéroclites qui combattent les mesures du programme d’Emmanuel Macron. Toutefois, au sein du Black Bloc dans le « cortège de tête » durant les différentes manifestations contre les ordonnances Pénicaud ou sur la « Loi de Sécurité Globale », il y a plus de solidarité que dans le monde où seul le marché devrait régler nos vies et vivre à la sueur de notre front. Des alternatives paradoxales émergent. Toutefois, il convient de souligner que nous ne voulons pas d’un « ultralibéralisme à la carte » tel qu’il a été voté au Royaume-Uni ou mis en application en Hongrie comme en Pologne.

Élisabeth Borne et les macronistes : la droite complexée

Aujourd’hui, Élisabeth Borne peut se réclamer de la « gauche », mais dans la réalité, c’est qu’elle se situe dans la « droite radicale » républicaine. Dans le même temps, l’agitation du « spectre frontiste » ne fonctionne plus. Le « barrage républicain » n’existe plus depuis le moment où le gouvernement s’est directement inspiré du Rassemblement National pour l’articulation de sa politique sociale et nationale. Il faudra ressortir un jour le programme du Front National de 1981 de Jean-Marie Le Pen et d’en faire une comparaison avec les différentes lois que les gouvernements d’Édouard Philippe et Jean Castex ont mises en application en les faisant voter par des lois, des ordonnances ou encore utilisant l’utilisation de l’article 49.3 de la Constitution.

Les Français ne feront plus le « barrage républicain » puisque les élus ne sont plus à même de contenir la colère des Français. Dans le même temps, il y a une « droite revancharde » et des « Forces de l’ordre » qui reçus sur un plateau en argent dans le cadre du « Beauvau de la Sécurité » démontrant clairement l’un des slogans frontistes « la sécurité est la première des libertés ». À ce jour, ce gouvernement, n’a jamais été autant liberticide. Élisabeth Borne en tant que ministre porte une lourde responsabilité. En effet, dans les arbitrages qui sont réalisés durant le « Conseil des ministres », le chéquier est sorti pour les « Forces de l’ordre » qui répriment, mutilent et tuent en toute impunité.

La farce du Front Républicain

La tentative de récupérer un électorat qui se serait séduit par l’alternative que peut offrir le Rassemblement National sous-estime la culture militante de l’électorat de gauche. En effet, l’un des slogans se résumait à être « Macron 2017 – Le Pen 2022 ». Au moment où les « castors » menaient une campagne pour faire barrage au « Rassemblement National ». Nous savions très bien que cette politique d’une majorité hétéroclite venant de la droite et de la gauche ne pouvait mener une politique franche contre les idées de l’extrême-droite. Au contraire, les différents élus ont poursuivi les politiques de François Hollande, notamment celles instaurées sous le néo-socialistes de Manuel Valls. En effet, le fait que des « cadres du privé » aient rejoint la majorité à l’Assemblée Nationale a prolongé la fracture démocratique. Le pays ne se gère pas comme une « start-up » ou encore une « entreprise ». Pourtant, le management ultralibéral provenant de l’extrême-droite et des ultraconservateurs, notamment chez les illibéraux ne semble remettre en question Élisabeth Borne.

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