8 mars : les femmes sont en lutte

Les femmes sont en lutte continuellement, mais le 8 mars 2021 doit résonner comme un déferlement féministe sur le vieux monde. En effet, la vague néoconservatrice qui déferle sur l’Occident interroge, notamment sur la question du droit des femmes à disposer de leur propre corps à travers l’accès total à l’avortement et à la contraception.

Une date symbolique pour une lutte quotidienne

Le 8 mars reste une date symbolique. En effet, la question de l’égalité entre la femme et l’homme demeure une question primordiale. Les femmes attendent avec impatience l’égalité non pas dans le droit, mais dans la réalité quotidienne. En effet, les différentes réformes promouvant l’égalité sont approuvées les unes après les autres, mais elles demeurent avec des effets minimalistes. De ce point de vue, le combat pour l’égalité s’avère être une longue bataille qui ne peut se mener sur une date symbolique, mais chaque jour de l’année.

La crise économique que traverse le pays et risque potentiel pour le droit des femmes, notamment les plus précaires. Dans ces périodes sombres, se trouve une réserve importante de voix qui migre vers les courants ultraconservateurs et ultralibéraux. Ainsi, le contexte actuel réalisé par la montée du Rassemblement National, il s’avère que le danger guette. De ce fait, la lutte pour le droit des femmes se retrouve confronter face à un conservatisme toujours plus profond. On a eu la démonstration avec le vote du Sénat concernant l’avortement. En effet, le passage de 12 à 14 semaines aménorrhées s’est soldé par un refus des sénateurs. Il s’agit d’une démonstration de fond qui s’articule autour d’un “machisme” ambiant.

Derrière le symbole, se trouve une majorité de la société au sein de la jeunesse souhaitant en finir avec les idées poussiéreuses d’élus vieillissants. Ainsi, la bataille menée se résume également à une bataille législative. Dans le contexte dans lequel nous sommes à savoir un parlement bicaméral, le Sénat représente les différentes collectivités. Or, le Sénat sauf exception reste un bastion conservateur et néolibéral. Ainsi, toutes les lois de bioéthiques ou générant des avancées progressistes sont toutes soumises à des parlementaires séniles et obscurantistes.

La bataille des protections hygiéniques

La question du budget des femmes dans le cadre des dépenses de santé liées aux protections hygiéniques. De ce fait, il apparaît opportun de consacrer une partie du budget vers les femmes peu importe leurs revenus. Il s’agit d’une question fondamentale. Toutefois, ces mesures ne doivent pas s’inscrire à l’échelle de la France, mais bien à l’échelle européenne. En effet, il convient d’affirmer d’une certaine manière que l’Union Européenne a le devoir dans le cadre d’une construction fédérale de mettre en avant un budget nécessaire pour l’accès aux besoins hygiéniques fondamentaux.

La question du choix des électeurs dans le cadre des élections reste une variable nécessaire. En effet, ce n’est pas avec un parlement vieillissant que les femmes obtiendront gain de cause dans la bataille vers l’égalité. Dans le même temps, ce n’est pas avec la technocratie de Bruxelles que cela avancera rapidement. Il y a une nécessité d’inscrire le processus pour défendre également le droit des femmes dans un fédéralisme intégral. Le Parlement Européen a une part de responsabilité dans les pays où les ultraconservateurs ont pris le pouvoir. L’intégration européenne doit se réaliser au travers d’un progrès majeur.

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