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Réquisition des labos pharmaceutiques !

Écrit par sur 12/04/2021

Les soignants sont mobilisés dans les établissements de santé depuis plus d’un an déjà afin d’affronter le Coronavirus. Tantôt salué, tantôt méprisé, ils sont les arcs-boutants de notre société pour ne pas dire les piliers notamment en période de crise sanitaire.

La question du « lobby pharmaceutique » ou de « big pharma » réside dans le fait qu’il s’agit d’entreprises à but lucratif. Cependant, ces entreprises développent des produits d’intérêt général notamment à travers « R&D ». Ce ne sont pas des associations de Loi 1901. Dès lors, il convient de les réquisitionner afin qu’elles servent l’intérêt général et non celui des actionnaires.

Dans la crise sanitaire que nous traversons, la thématique vaccinale intervient dans une mesure offensive vis-à-vis du Coronavirus. La politique de prévention s’avère nettement efficace afin d’éviter des drames familiaux. En effet, nous approchons la barre des 100 000 décès avec près de 3,5 millions de résidents en France ayant contracté la maladie. Le marqueur des 5 000 lits de réanimation a été atteint. De ce fait, nous sommes au pied du mur. La troisième vague, laissera-t-elle l’émergence d’autres vagues ? La fatigue et la résignation commencent à se faire sentir au sein de la population comprenant de plus en plus les enjeux économiques d’un côté, mais aussi les enjeux sanitaires. Nous voulons retrouver notre vie d’avant. La nostalgie serait presque une vision idéalisée de ce qui se passe sous nos yeux.

Dans une société capitaliste, la vente de certains produits est soumise à la question des brevets. Dès lors, il existe une « privatisation » d’une partie de la recherche qui constitue un « hold-up » pour l’Humanité. En effet, les pouvoirs publics ont largement soutenu les laboratoires à travers des enveloppes bien garnies. Le président et son gouvernement ne prennent pas conscience qu’il y a un enrichissement malsain d’une part sur le dos du contribuable, mais aussi une éthique absolue déroutée de son « intérêt initial ». Le problème dans les entreprises réside dans le fait qu’elle vende aujourd’hui des vaccins, mais qu’elles vendraient des « produits informatiques », tant que les bénéfices sont au rendez-vous alors il n’y a guère de doute que « l’accumulation » et la « concentration » du capital sont au rendez-vous.

Face à cette situation qui persiste, la bataille pour l’ouverture des brevets tout comme la réquisition des entreprises qui produisent les différents vaccins s’avèrent fondamentale. Aujourd’hui, la bataille réside dans le fait que les vaccins doivent passer du « domaine privé » vers le « domaine public ». Or, cela ne se fera pas sans une pression accrue sur les laboratoires pharmaceutiques. Cette phase de la « lutte des classes » ne se fera pas sans un appui massif de la population dans ces campagnes politiques pour que l’intérêt général soit remis au centre du débat. Dès lors, il convient de souligner qu’une « politique vaccinale » mérite d’autant plus qu’une réquisition à savoir une « socialisation des moyens de production » pour reprendre le contrôle sur la production des différentes usines par les salariés eux-mêmes.

Les travailleurs reprennent la gestion des usines fabriquant les vaccins. Le contrôle démocratique sur ce secteur stratégique devient fondamental et la question de l’autonomie ouvrière permet également de créer une société où le modèle coopératif demeure nécessaire. Dans l’idéal, il serait nécessaire de créer une fondation gérant l’ensemble des « moyens de production » afin que ces dernières ne soient pas dans une logique lucrative pour piller la Sécurité Sociale. En effet, les vaccins sont payés entièrement par la Sécurité Sociale. Or, la Sécurité Sociale existe à travers la seule valeur du travail.

On notera également qu’une production autogérée permettra de faire face à la question de la pénurie. En effet, les travailleurs savent très bien gérer le rythme et la quantité de production face à des grandes entreprises qui génèrent la pénurie pour faire monter les prix au nom de la loi de l’offre et de la demande.

Le retour de la thématique de la « lutte des classes » au sein de la « planification vaccinale » suit cette situation clairvoyante où la bourgeoisie s’enrichit sur le dos des classes populaires et moyennes. De plus, il convient de souligner qu’il existe un contexte où la bourgeoisie s’enrichit fortement. En effet, la fortune des « ultra-riches » n’a jamais été aussi élevée. Ils s’enrichissent sur le dos des classes populaires dans une période où l’austérité est considérée comme l’alpha et l’oméga de toutes les politiques budgétaires concernant les salaires.


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