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Edito n°7 : Combattre la loi sécurité globale

Écrit par sur 19/04/2021

Le parlement a adopté définitivement la semaine dernière, la Loi Sécurité Globale. Dans les conditions des différentes luttes sociales, il advient clairement de dire qu’il s’agit d’une loi pour bâillonner la population. La sécurité s’apprécie selon eux en fonction de son caractère dure. Au contraire, les « faits divers » sont clairement mis en avant afin de saper le tissu social et créer une répression vis-à-vis de ce que le gouvernement espère. Pourtant, la « guerre des classes » qui a lieu génère clairement une vision à moyen et long terme d’une torsion de la société.

La réalité réside dans le fait que le gouvernement sent « la révolte » qui vient. En effet, l’intensification des « mouvements sociaux » secoue l’ensemble du pays, notamment au travers d’une crise sociale avançant tel un tsunami. Pour le moment, la mer se retire vers le large. Lorsque la mer reviendra, elle détruira tout sur son passage. Dans ce cadre, il advient clairement dire qu’il existe une économie à bout de souffle.

Nous n’allons plus pouvoir filmer les policiers lorsqu’ils commettent des bavures, répriment les quartiers populaires ou encore dans le maintien de l’ordre public. L’ensemble des syndicats sauf les corporations policières. Le gouvernement montre une fois de plus son vrai visage. En prenant le chemin de l’illibéralisme, il montre concrètement que sa seule vocation reste la défense de la classe dominante. L’objectif qu’il n’avouera jamais reste dans le fait de déposséder l’ensemble des moyens de contestation.

Les lois sécuritaires et liberticides s’enchaînent les unes après les autres, mais la question sécuritaire reste avant tout une question de « psychologie sociale ». En effet, il semble nécessaire de séparer le nombre de délits et de crimes de la sensation que ces derniers sont en augmentation croissante. Les premiers se caractérisent par des « faits matériels » alors que les seconds se traduisent par une approche subjective et émotionnelle. Cet aspect se traduit par une augmentation de la presse vis-à-vis des faits divers alors que la « délinquance pure » a tendance à baisser sur le long terme. Autrement dit, ce n’est pas à travers une loi structurelle que la « délinquance » baissera, mais sur la sociologie.


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