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La défense des libertés

Écrit par sur 19/04/2021

Le Parlement a adopté au travers d’un hémicycle quasiment vide, le projet de loi sécurité globale. Dans ce contexte, il convient de soutenir que le prolétariat combattra « lois scélérates ». La question de la sécurité ne peut être laissée aux seules forces de l’ordre.

La question fondamentale réside dans le fait que la « police nationale » reste très ancrée à l’extrême-droite. Ainsi, il se crée une forme de lutte politique vis-à-vis de ces derniers. La réappropriation à travers des « milices populaires » s’inscrit dans le cadre de la « garde nationale ». Le fonctionnement démocratique comme ce fût le cas sous la Commune de Paris nous rappelle que cette organisation peut clairement jouer son rôle. Actuellement, les « forces de l’ordre » sont soumises au « ministère de l’Intérieur ». Les nombreuses bavures s’accumulent et cela ne semble être qu’un début. En effet, la répression et les pratiques de « maintien de l’ordre public » s’accroissent pour créer un certain nombre de blessés, et même des morts.

Le chemin que le gouvernement emprunte n’est autre que celui d’un « libéralisme autoritaire [1]Marine Miquel, « Essayez donc la dictature » ? Aux sources du libéralisme autoritaire, Cause commune n° 16 • mars/avril 2020, [En Ligne], consulté 19 avril 2021, URL : … Continue reading. N’est-ce pas dans le fond que la matérialisation du libéralisme en période de crise. Les mouvements sociaux sont une épine dans le pied qui souhaite accélérer la libéralisation de la société sur tous les plans. Or, le fait qu’une grande contestation se crée au sein de la population se traduit inévitablement par un mouvement de révolte très profond au sein de la société.

Il existe cependant une alternative concrète pour mettre fin à cette mascarade. Ainsi, il se crée une vision claire qui se dégage des différentes luttes au travers de l’autogestion et de l’autonomie ouvrière. Ainsi, il convient de souligner que les « travailleurs doivent se sauver eux-mêmes » sans attendre une quelconque décision. Dès lors, la prise en main du destin se traduit par une intensification des conflits sociaux et des émeutes. Le gouvernement voit cela comme de l’insécurité, mais il ne parle jamais de l’insécurité sociale qui ne fait que croître ces dernières années en raison des politiques d’austérité.

La réalité réside dans le fait que le parti majoritaire à l’Assemblée Nationale prépare la campagne présidentielle de 2022. De ce fait, il tend la main à la droite radicale et à l’extrême-droite. N’est-ce pas le gouvernement qui a comme « premier flic de France », un ancien de l’Action Française ? Le gouvernement peut se réjouir d’avoir dissous « Génération Identitaire », mais si c’est pour reprendre les thèses ethno-différentialistes de ces derniers. La dissolution se traduira par un échec cuisant. De plus, le gouvernement le sait très bien : il peut dissoudre un mouvement, mais il ne peut pas dissoudre des idées. Les idées pour être dissoutes doivent être déconstruites les unes après les autres à travers l’approche des sciences sociales.

La question de défendre les « libertés fondamentales » s’inscrit clairement dans un tournant majeur de notre société. Ainsi, la position qui se traduit par une vision d’opposition franche vis-à-vis du pouvoir. Dès lors, il se construit un mouvement profondément alternatif, mais en même temps, cela se traduit par une cohérence de défendre le « bien commun » à savoir la « République ». D’une République à une autre, l’heure est venue de faire ses adieux à la « République Bourgeoise » afin de garantir une « République sociale » comme le souligne l’article premier de notre constitution.

Le pouvoir exécutif le sait très bien qu’il est sur la sellette. Toute peut basculer d’un instant à un autre. L’époque que nous vivons est très intense et les antagonismes de classe se font de plus en plus sentir. La « guerre des classes » a rarement été aussi présente. De ce fait, la crainte de la bourgeoisie réside dans le fait qu’elle perde ses privilèges. En effet, la « République bourgeoise » préfère négocier les « libertés publiques » au profit des « libertés économiques » tout en restant dans le cadre de la Constitution afin de ne pas faire tache.

Le bloc constitutionnel, dont les garants sont le conseil constitutionnel introduit clairement un virage néolibéral de ce dernier. En effet, le fait que des politiciens se sont emparés de l’outil de contrôle des lois vis-à-vis de la Constitution laisse perplexe.

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1 Marine Miquel, « Essayez donc la dictature » ? Aux sources du libéralisme autoritaire, Cause commune n° 16 • mars/avril 2020, [En Ligne], consulté 19 avril 2021, URL : https://www.causecommune-larevue.fr/essayez_donc_la_dictature_aux_sources_du_liberalisme_autoritaire

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