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L’extrême-droite est le bras armé du macronisme

Écrit par sur 07/05/2021

La montée fulgurante de l’extrême-droite dans le champ politique français, mais aussi européen interroge puisqu’elle avance désormais à visage découvert. Dans ce contexte, “l’Internationale brunâtre” se diversifie et tient en substrat un “discours antisystème”, mais dans les faits, c’est pour mieux protéger et défendre le capitalisme. La bourgeoisie le sait très bien, elle est sa roue de secours en cas de “crise globale”.

La question fondamentale que chacun se pose dans cette période d’agitation et de mutation des différentes strates de la vie publique. Le néofascisme a de beaux jours devant lui si rien n’est fait. Un peu partout en Europe, il progresse, il rampe, il fait des alliances afin d’avoir le plus d’expérience du pouvoir. Cet entrisme progressif dans la vie publique se traduit par un “compromis politique” entre les “partis républicains” et “l’extrême-droite radicale”. Dans les faits, il ne se traduit pas au travers d’alliance quelconque, mais d’une absorption sur le plan idéologique. La question de la défense des “valeurs républicaines” se fait au travers d’un entrisme idéologique au tel point que le parti présidentiel affiche ouvertement un recyclage de la quasi-totalité des idées d’extrême-droite. N’est-ce pas cela faire barrage à l’extrême-droite, c’est-à-dire se servir à l’infini à travers un recyclage de ce dernier. Mine de rien au travers d’un ancien de l’Action Française à savoir Gérald Darmanin, nous sommes face à un lifting de la droite traditionnelle pour attirer toujours d’électeurs en provenance de l’extrême-droite. Pour cela, il faut une radicalisation du discours et une dialectique néofasciste. C’est exactement ce que réalise “LREM”. On peut s’en inquiéter, mais il ne va pas falloir que ceux qui travaillent et soutiennent ce que l’on pourrait traduit comme “l’extrême-droite lite” se retrouvent avec la “gueule de bois” aux élections de 2022. En effet, l’électeur préférera toujours l’original à la copie. Le problème réside dans le fait que les partis de droite radicale n’ont autre programme que celui de Jean-Marie Le Pen en 1981. Il y a une filiation néoconservatrice, mais aussi clairement néofasciste. Le néofascisme s’imposera tôt ou tard dans le sang. 

Sur le plan de la sécurité et des libertés, nos vies n’ont jamais été autant en danger. On peut se faire tuer pour des idées en France 2021 ou dans un contrôle de Police. Face à ceux qui n’hésitent plus à soutenir la remise en cause des voltigeurs dans la capitale, c’est-à-dire les soutiens des assassins de Malik Oussekine, il est important de créer une riposte. La position de la lutte contre près de vingt ans de dérives liberticides. Nos “libertés individuelles” et “libertés collectives” sont sacrifiées au nom des “libertés économiques” et de “l’ordre public”. Dans ces conditions, nous assistons progressivement à une surenchère en matière de “contrôle de la population”. Cette dérive liberticide a commencé depuis près de cinquante ans. Nous n’oublierons pas la “Loi Sécurité et Libertés” de VGE. L’objectif reste dans le fait de faire plier le prolétariat dans ses différentes contestations. Les lois se multiplient les unes après les autres. Nous sommes désormais rentrés dans une “politique du fait divers”. Les différentes lois se matérialisent toujours en fonction d’une réaction d’un “fait divers” si torride soit-il. Dans ce sens, il y a un “amateurisme” de ces “apprentis-sorciers”, mais une doctrine très cohérente : vouloir en finir avec la République afin de basculer sous un régime de type Bonapartiste. N’est-ce pas le président de la République actuelle qui a salué la mémoire du tyran et de celui qui a aboli la première République, rétabli l’esclavage et supprimer l’égalité femme-homme ? Autrement dit, nous ne sommes pas dupe. La position actuelle s’enracine très profondément dans une vision réactionnaire et ultra-conservatrice. Les nationalistes en ont bien pris conscience. Mais Napoléon continue de fasciner au nom d’une présupposée grandeur de la France alors que dans les faits, il était un empereur sanguinaire avec des millions de morts à son actif. Nous n’oublierons jamais ses campagnes d’expansion afin de soumettre les autres peuples. Le bonapartisme n’était qu’un prélude du fascisme. Autant dire qu’il y a une menace sérieuse. L’enrobage républicain ne sert qu’à soutenir une vision outre-tombe et les pires politiques antirépublicaines. Ne nous leurrons pas, la vision défendue ne permet en aucun cas d’acheminer le progrès. Au contraire, c’est une forme de conservatisme qui tend à freiner toutes les évolutions de la société afin de s’assurer un autoritarisme. Dans ces conditions, il convient de souligner que l’autoritarisme n’est qu’un boulevard destiné à mettre le Rassemblement National au pouvoir.

L’antifascisme se matérialise entre autres tant par une vision de combat des idées sur le plan théorique tant sur le plan de l’appropriation de l’espace public. Il y a le feu à la maison, la théorie du mouvement “Colibri” est en réalité une farce néolibérale. Il semble (certes) utile de rompre avec le néolibéralisme, mais aussi d’en finir tout simplement avec le capitalisme et ses différents systèmes. La question principale de la remise en cause structurelle de la “propriété privée” tout comme de “l’exploitation des salariés” devient un sujet primordial. Mais il faut aller bien plus loin dans ce raisonnement en diminuant le temps de travail afin d’avoir davantage de temps libre. Que se passe-t-il sous le capitalisme ? Le temps libre est considéré comme une vision oisive au sein de notre société à travers la vision de la “Cigale et de la Fourmis”. Il semble également nécessaire de sous-entendre que les économistes orthodoxes sont prêts à tout pour créer une dynamique visant à des politiques brutales afin de créer une rigueur budgétaire. La gestion patriarcale de l’économie au nom de l’idée du “bon père de famille” se traduit par une logique clairement misogyne. En effet, les ultra-libéraux n’ont qu’une seule ambition qui se conçoit au travers de “la sacralisation des marchés économiques et financiers”. Pourtant, nous avons séparé l’Église et l’Etat. La croyance dans un dogme tel que le “néolibéralisme” se concrétise par une approche quasiment mystique. Dès lors, malgré les différents articles dans des revues scientifiques à travers des équations plus ou moins complexes, il y a tout de même une base qui n’explique pas le fonctionnement ultime au travers d’une théorie rigidifiée et admise par tous. Au contraire, nous avons différents domaines économiques. Dès lors, il convient de souligner que la “main invisible” d’Adam Smith doit tout de même qu’elle traduisait l’inexplicable [1]Dellemotte Jean, « La “ main invisible ” d’Adam Smith : pour en finir avec les idées reçues », L’Économie politique, 2009/4 (n° 44), p. 28-41. DOI : 10.3917/leco.044.0028. … Continue reading. Or, il y a clairement eu de la part des libéraux et des néolibéraux une aspiration mystique de ce qui n’était pas compréhensible. Pourtant, il convient de souligner que la laïcité sépare la croyance vis-à-vis de l’Etat. Dans ce contexte, on peut clairement dire qu’il y a une entorse aux différentes valeurs laïques. En effet, c’est au nom de différentes études qui se basent sur des dogmes et des axiomes. À aucun moment, ces derniers ne semblent pas remettre en cause les fondations qui permettent leurs analyses. Pourtant, nous le constatons très bien qu’il y a une dérive très importante. Cette dérive sectaire et mystique prend la même forme que le fondamentalisme religieux. Karl Marx disait que “la religion est l’opium du peuple”. On peut clairement dire qu’il avait raison. Pour les économistes, le “mysticisme est leur opium”. Pour matérialiser les différentes théories et articles scientifiques, ils sont prêts à tout pour les mettre en application. Ils ne seraient pas grand-chose, mais la classe dominante est subventionnée et biberonnée à ces éléments. Ainsi, elle ne demande que des Bolsonaro, des Trump, des Orbàn, etc. Autrement dit, elle préférera toujours “Hitler au Front Populaire“.

Dans ce contexte, il est important que le prolétariat reprenne le contrôle de l’ensemble de la chaîne de production et de distribution réquisitionnant les outils de production. La question fondamentale de la “propriété privée” intervient à ce moment-là. Les propriétaires des outils de production à savoir les actionnaires sont expropriés par les prolétaires afin de faire tourner l’entreprise dans une entière autogestion. Or, les actionnaires et les patrons le savent très bien que ce schéma pose de nombreuses questions dans le cadre du rapport de force. Dans une augmentation de la répression vis-à-vis des syndiqués et des coups de force contre le monde du travail, il semble nécessaire de voir que l’extrême-droite en tant que “bras armé du capital” est prête à tout pour soutenir la “propriété privée”. Le “macronisme” se base également par les différentes milices néofascistes pour en découdre avec tous les lieux d’occupation.

References

References
1 Dellemotte Jean, « La “ main invisible ” d’Adam Smith : pour en finir avec les idées reçues », L’Économie politique, 2009/4 (n° 44), p. 28-41. DOI : 10.3917/leco.044.0028. URL : https://www.cairn.info/revue-l-economie-politique-2009-4-page-28.htm">https://www.cairn.info/revue-l-economie-politique-2009-4-page-28.htm

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