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Le vote des communistes est capital

Écrit par sur 09/05/2021

Les communistes sont appelés aux urnes afin de choisir s’ils auront ou pas une candidature autonome pour les élections présidentielles législatives. Dans un contexte de monter de l’extrême-droite d’un point de vue idéologique au sein de la majorité, le vote communiste apparaît comme une alternative de rupture au capitalisme.

Nos camarades se rendront aux urnes afin de prendre une décision de grande importance pour le parti. Nous ne sommes pas indifférents à ces élections internes qui bousculeront l’ensemble de la vie politique intérieur du pays. Nous aurions voulu un choix plus largement européen afin de s’enraciner dans un fédéralisme intégral. Mais qu’importe véritablement l’enjeu reste primordial. Au moment où nous écrivons, les insoumis sont sous tension puisqu’ils savent très bien que malgré le “parrainage citoyen”, la réalité réside dans le “parrainage des élus”. Or, les insoumis ont peut-être plus d’élus à l’Assemblée Nationale, mais sur la question des élus locaux, il s’agit d’autres choses. Ainsi, sans le PCF, la candidature des insoumis risque de faire “chou blanc” tout comme leur campagne : “nous sommes pour !”. Les idées sont peut-être intéressantes, mais il faut également parler du sectarisme des militants de la France Insoumise qui portent en eux les voix de la discorde afin de soutenir le tribun par tous les moyens. Les procès d’intention qui sont faits pour les militants critiques vis-à-vis de la France Insoumise rappelle sans cesse les résidus du stalinisme. Une ironie lorsqu’on sait que Jean-Luc Mélenchon a eu un passé Trotskiste avant de rallier le Parti Socialiste. Les conditions sont réunies pour que le premier parti en termes d’adhérents reprenne son autonomie. D’ores et déjà, c’est un peu la panique dans les rangs de la France Insoumise. Adieu le Front de Gauche ! Adieu les alliances pour une gauche unie ! Maintenant, il semble nécessaire que l’oiseau reprenne sa liberté afin de partir à la conquête des classes populaires avec un programme de transition pour en finir avec le capitalisme et son monde.

Le Parti ne peut se laisser intimider une fois de plus et devenir le laquait d’un mouvement qui n’a aucune structure politique sérieuse, même si le programme est modernisé comme une retouche de peinture. Cela ne change strictement rien dans les faits. La France Insoumise peut se prétendre se situer entre 5 et 15 % des sondages [1]On notera que les sondages sont très larges et portent une marge d’erreur colossale. alors que les voix portent vers 2 % en ce qu’il concerne le Parti. Mais les communistes n’ont pas oublié les “différentes punchlines” comme en soulignant que les communistes étaient “la mort et le néant” dans un sms assassin à Pierre Laurent en 2017[2]Cf. https://bit.ly/33vem2F. Peut-être que chez Révolution et Libertés, nous trouvons la ligne de la bureaucratie du Parti un peu trop molle, mais nous n’accepterons jamais les insultes et les calomnies. Les temps ont changé, maintenant nous approchons de 2022, cela se traduit entre autres par une volonté d’émancipation vis-à-vis de celui qui a remplacé le drapeau rouge par le drapeau tricolore. Peut-être qu’il s’agit à la base d’un drapeau lié au nationalisme républicain, mais il a été adapté et repris par la bourgeoisie, dont les orléanistes. Depuis, ce drapeau n’a rien à faire dans nos manifestations, nos rassemblements, nos meetings. Le drapeau rouge doit vibrer comme celui de la classe salariale internationale. On notera qu’il est dommage que le Parti ait abandonné le marteau et la faucille sous la pression des réacs, des obscurantistes et des anticommunistes primaires.

Rosa Luxemburg

Nous continuons de défendre l’idée d’une “révolution spartakiste”. Les communistes révolutionnaires prendront progressivement le chemin des barricades afin d’affronter le vieux monde et ses soubresauts réactionnaires et ultraconservateurs. Il faut se souvenir que chaque phase révolutionnaire résulte d’un “bouillon de culture”. Les conditions doivent être réunies pour que la révolution puisse être inéluctable. Or, la bourgeoisie a plus d’une stratégie de réserve afin de faire plier la “classe salariale”. Le rapport de force ne se mesure pas dans une Assemblée qu’elle soit nationale ou européenne, mais dans la rue avec “l’union des travailleurs”.

Si sur notre Radio, nous avons choisi comme représentante de nos valeurs Rosa Luxemburg. Il n’en demeure pas moins que nous sommes avant tout des communistes avec un brin libertaire. Nous savons très bien que nous ne pourrons pas changer le capitalisme au travers des élections comme nous l’explique depuis plus d’un siècle et demi les sociaux-démocrates. La question de la lutte sociale devient primordiale et permet entre autres de créer des clefs de bras au capitalisme afin qu’il soit obligé de se soumettre non pas devant un “programme révolutionnaire”, mais devant des revendications et des ultimatums. La classe dominante n’hésite devant rien devant la grande régression des conditions de vie. Les “jours heureux” se traduiront par une révolution éparse. 

Je crois que nous vivons une époque particulièrement révolutionnaire. Dans ce cadre, nous allons vers des moments de plus en plus difficiles. Le contexte est propice à l’insurrection. Il ne fait aucun doute que “le contrôle des masses” au travers des élections ne fait que supplanter une vision où la révolution ne pourra être réalisée dans la théorisation de la “révolution citoyenne”. Factuellement, les révolutions se préparent, mais on ne connaît pas les éléments à l’origine de l’explosion de la “bouteille de champagne”. En effet, c’est tout un processus qui se met en œuvre pour arracher des conquêtes sociales et faire avancer le “grand mouvement révolutionnaire”. Le prolétariat a largement à gagner à s’autoorganiser et à reprendre son destin en main.

References

References
1 On notera que les sondages sont très larges et portent une marge d’erreur colossale.
2 Cf. https://bit.ly/33vem2F
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