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L’embrasement de la honte en Israël et dans les Territoires Palestiniens

Écrit par sur 13/05/2021

Israël et la Palestine revivent à nouveau une nouvelle guerre sur fond de nationalisme religieux. Pour les uns, le Likoud se déplace toujours plus à droite en faveur de l’ultra-droite religieuse, pour les autres le Hamas essaye une démonstration de force. Qu’importe de la population vivant dans la terreur des bombes, des roquettes et des missiles.

Maudite soit la guerre !

La position difficile réside à prendre une ligne éditoriale lorsque la guerre est en cours. Ainsi, Tsahal bombarde les positions du Hamas qui s’est réfugié au sein de la population gazaoui. On peut clairement trouver une sorte de problématiques qui se trouvent dans toutes les mouvances obscurantistes : les crédits de guerre se font au détriment de la population dans sa globalité. Dès lors, comment expliquer que Gaza soit si pauvre alors que le Hamas trouve des fonds pour financer des roquettes et des missiles ? Autrement dit, le Hamas tout comme n’importe quelle organisation terroriste n’en n’a rien à faire du bien-être de sa population. De plus l’organisation terroriste n’est qu’une annexe du régime iranien et de la république islamiste totalitaire qu’il l’accompagne.

Le fondamentalisme religieux ne porte que la réaction et l’obscurantisme. Cette prise dans un étau se traduit entre autres par une montée bien connue. Dans ces conditions, tout est réuni pour que le sang d’innocents coule sous les bombes, les roquettes, les missiles, et autres.

Le sang coule et les bombardements font des ravages. Toutefois face à cette organisation terroriste religieuse qui se réclame de l’indépendance Palestinienne, elle n’est autre que le tombeau de Gaza. Dans ces circonstances, faut-il soutenir une organisation terroriste ou les civils israéliens victimes de roquettes, de missiles, et de ballons incendiaires. Il ne fait nul doute que nous sommes face au dilemme du prisonnier. Toutefois, il existe une porte de sortie : mettre à la table, les organisations démocratiques et progressistes d’Israël et de Palestine afin de trouver un accord de paix durable entre les deux pays afin qu’il n’y ait plus aucune guerre entre deux peuples. Faut-il rappeler qu’Israël et les territoires Palestiniens se partagent un territoire aussi grand que … la Bretagne.

Le feu fondamentaliste

Les questions fondamentales que pose la guerre s’inscrivent également dans le fondamentalisme religieux. En tant que communiste, on nous invective de choisir une bourgeoisie plutôt qu’une autre au détriment des peuples. En Palestine et en Israël, l’extrême-droite religieuse a pris en étau le débat et fait la pluie et le beau temps. Le résultat réside dans le fait que chaque embrasement se traduit par des appels cinglants à la haine de part et d’autre des deux camps. Parce que les travailleurs comme le dit si bien le manifeste du parti communiste n’ont pas de patrie. Dans le cas présent, la question de l’indépendance et de la souveraineté semble tout droit s’afférer dans le contexte géopolitique. La région est très instable. De plus avec le passage du Bulldozer évangéliste trumpiste, les conséquences sont désastreuses. Trump a toujours été le meilleur allié des pires obscurantistes galvanisant entre autres la stratégie du Hamas et du Djihad Islamique.

Nous ne voulons pas non plus nous affairer dans le débat, mais cela ne nous empêche pas de prendre une position assez claire. Ainsi, nous ne voulons pas faire le jeu des fondamentalistes religieux et de l’extrême-droite. Néanmoins, on constate que la solution d’une paix à deux états s’éloigne toujours un peu plus. Le plus dramatique réside que dans le cas présent, ce sont les peuples qui trinquent. On pourra nous rétorquer que les peuples ont les gouvernants qu’ils méritent. Toutefois, il serait absurde de soutenir que les Palestiniens veulent une dictature fondamentaliste sous la tutelle de la République Islamique Iranienne et que les Israéliens souhaitent une démocratie enlisée dans un blocage parlementaire avec des élections législatives tous les six mois, symbole d’une démocratie en roue libre et ingouvernable.

Les “gauchistes” ont choisi de soutenir la “cause Palestinienne” quitte à s’allier avec les pires obscurantistes. Oui, nous utilisons le terme “gauchiste”, non pas au sens que la bourgeoisie lui donne, mais bien pour caractériser le “phénomène” qui tend à s’accompagner d’un antisionisme virulent. Si l’antisionisme a eu un sens sous le “Bund”. Il n’a guère de sens aujourd’hui, cela s’inscrirait dans une volonté de hiérarchiser la question des “peuples à l’autodétermination”. Dans le cas d’une montée de l’obscurantisme, l’antisémitisme reste souvent le fond de l’idéologie. Certaines associations comme l’UJFP n’hésitent plus à flirter avec le négationnisme et le révisionnisme pour soutenir la “cause Palestinienne”.

Cela se traduit par une volonté claire et objective à refuser une solution à deux états. Pire, cela néglige clairement la diversité du sionisme. Dans ce contexte, il apparaît évident que nous n’appellerons à aucune manifestation de part et d’autre. Ainsi, nous resterons des observateurs et nous assumons pleinement notre volonté à cet égard. Certains nous feront des procès d’intention, mais il s’agit évidemment de garder une position rationnelle sans sombrer dans l’obscurantisme rance.


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