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La zemmourisation de la pré-campagne 2022

Écrit par sur 21/09/2021

La zemmourisation de la société s’imprègne progressivement tel l’infusion d’un thé dans de l’eau chaude : un peu de sucre et voilà le fascisme. Ainsi, ses idées commencent à prendre, d’une façon ou d’une autre, corps au sein du pays. Le Trump français se traduit d’une façon ou d’une autre par une volonté de réinstaurer la normalisation des idées du fascisme. De ce fait, nous sommes dans une campagne où l’ancien « pseudo-journaliste » et ancien chroniqueur sur CNEWS joue la carte du « va-t-en guerre » afin d’accélérer le calendrier des élections présidentielles. Hier, on parlait de Lepénisme. Aujourd’hui on laisse place à du Zemmourisme (l’idéologie d’Éric Zemmour). Il se pose également la question : comment stopper le naufrage de la France et de l’Europe face à une zemmourisation des idées ?

La fenêtre d’Overtone ouverte à la réaction identitaire

L’extrême-droite a le monopole sur la vie politique et dicte son agenda. Ainsi, nous vivons dans une zemmourisation de l’actualité. La tendance se traduit par une augmentation de la conduite « ethno-différentialiste » de plus en plus radicale. Hier, Jean-Marie Le Pen provoquait de l’urticaire, aujourd’hui Eric Zemmour passe à peine aperçu en utilisant la « fenêtre d’Overtone« . La France a changé. La crise existentielle et identitaire que traverse la France pose question. Ainsi, ce qui n’est pas acceptable hier devient acceptable aujourd’hui et une norme pour demain. Nos collègues outre-Atlantique auraient dit « Beware« , comme le nom de la chanson de Big Punischer.

Les racines de la France « gréco-romaine » de la droite extrême et de ses alliés d’extrême-droite rappellent que l’esclavage était de mise en Grèce comme à Rome. Grâce à nos connaissances historiques (et oui les Historiens !), nous savons très bien que les références s’avèrent nulles et non-avenues. Nous soutenons les références des guerres serviles avec Spartacus à sa tête. Se déchausser de l’esclavage d’hier par les citoyens de l’Antiquité.

Chez Révolution et Libertés, nous sommes clairement en faveur d’une révolution autant sur le plan de la « lutte des classes », mais aussi sur les « mœurs ». Nos références s’inscrivent dans la lignée « gaucho-marxiste ».

Ils veulent tous sauver la France, mais au prix du néolibéralisme !

Les différents candidats à la présidence de la République s’accroissent progressivement : symbolique d’une République à la dérive et tiraillée par des courants antagonistes. Les solutions se multiplient les unes après les autres pour « sauver la France ». Pourtant, il semble nécessaire de voir que la « crise sociétale française » se résume à un « confusionnisme ambiant ». En effet, les digues avaient peut-être lâché lorsqu’Emmanuel Macron a pris le pouvoir au travers du slogan « Sternhellien » (en faisant référence à ni droite, ni gauche) à savoir « et de droite, et de gauche ». Cependant, il semble nécessaire que la dérive droitière du gouvernement s’inscrive dans une droite extrême avec une pincée nanoscropique au niveau de l’évolution des mœurs.

Ensuite, la radicalisation progressive du parti présidentiel dans les politiques néolibérales devrait surprendre plus d’une personne. Pourtant, le néolibéralisme peu importe sa tendance : libre-échangiste ou protectionniste convainc la population. Où est-ce que la gauche « réformiste » et « révolutionnaire » ont raté le train ? Aujourd’hui, le train des réformes structurelles augmente selon la doxa néolibérale et thatchérienne. Demain, comment vont-ils sauver la France ? Les programmes sont là : certains pragmatiques, d’autres matérialistes et les derniers clairement utopistes.

Être à contre-courant dans les eaux tumultueuses du néolibéralisme Friedmannien ou Hayekien consiste à être un OVNI dans la sphère politique. La forme du capitalisme demande une radicalisation et une vision autoritaire de la société afin d’accélérer les différentes réformes inhérentes à l’expansion du capitalisme sur le plan national et européen. Ainsi, il semble nécessaire de voir que les questions liées à l’insécurité génèrent une augmentation des forces de l’ordre pour garantir le maintien du pouvoir et de l’économie.

22, 22, v’là les flics

Les politiciens (peu importe leurs positions) sur l’échiquier politique ont un programme en commun : augmenter une nouvelle fois de plus le budget de la sécurité. Populisme et démagogie sont au rendez-vous. La contre-offensive de la Zemmourisation de la société, sera-t-elle au rendez-vous ? Laissera-t-on un adorateur de Pétain, un défenseur de la déportation des personnes ou encore un négationniste à la tête de la France ? La Police non-Républicaine (c’est-à-dire la grande majorité) se tient près pour enclencher son plan … 22, 22, v’là les monstres créés par Pétain qui sont de retour. 


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