Un rattrapage de la croissance à 7% en 2021

Un rattrapage de la croissance à 7% en 2021
Photo by Visual Stories || Micheile on Unsplash

La croissance française atteindra certainement le niveau de 7 % selon l’INSEE. Actuellement, elle se situe à 6,6 % du PIB. Nous observons dès lors un record depuis 1969. Toutefois, il s’agit d’un accroissement de la richesse conjoncturelle liée à un rattrapage suite différents confinements.

Autrement dit, la majorité présidentielle peut se féliciter d’une certaine manière de cette croissance importante, mais elle n’a aucun lien avec les différentes réformes structurelles que le pouvoir met en place. En effet, les problèmes vont vite s’intensifier dans le cadre des mouvements populaires en lien avec la lutte des classes.

Le chômage baisse en lien avec cette croissance uniquement de passage. Pour autant, les optimistes risquent toutefois de désenchanter rapidement avec les problèmes liés à l’économie mondiale qui se remettront en place. En effet, la question de la « guerre économique » aurait dû laisser place au principe de l’avantage comparatif. Or, nous ne sommes plus dans ce type de « libertés économiques ». Au contraire, nous sommes dans une autre dimension : les secteurs entre les pays mènent une concurrence rude. La coopération entre les peuples, ne vaut-elle pas la peine d’être regardée de plus près.

Toutefois, les chiffres cachent toutefois une inflation sans compensation et l’apparition des pénuries comme dans la Russie soviétique. Il semble nécessaire de voir une vision très claire et très ambitieuse en ce qu’il concerne l’indépendance technologique, notamment dans le secteur des semi-conducteurs comme les puces. De ce fait, la solution d’une réelle reprise de la croissance ne se retrouve pas au niveau national, mais bien au niveau européen. Ensuite, il semble nécessaire de démocratiser davantage l’Union Européenne et d’en finir avec la « Commission Européenne ». De cette façon, les politiques économiques permettront une véritable harmonisation tout comme une « croissance » qui ne serait plus nationale, mais « européenne ». Toutefois, la position orthodoxe en matière économique soulève de nombreuses questions sur l’indépendance de cette dernière vis-à-vis des marchés.

Dans ce sens, il apparaît que les problèmes ne seront pas résolues tout comme la prolongation des mouvements sociaux intenses. Nous assistons à la privatisation du rail sous une opération apparentée de libéralisation, la hausse des prix de l’énergie ou encore celle de l’essence et du gasoil. Dès lors, toutes ces mesures plomberont une fois de plus le pouvoir d’achat des classes populaires et parfois même moyennes. Les économistes néolibéraux pointeront du doigt la notion pour y remédier avec la « stabilité monétaire » pour avoir une inflation basse pour justement créer des politiques de dévaluation interne.

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