Chronique de l’arrière boutique n°8

Chronique de l’arrière boutique n°8
Photo by Steve Harvey on Unsplash

Parfois, il y a des changements que l’on aimerait vous faire montrer, notamment en ce qu’il concerne l’envers du décor de la webradio et de l’ensemble de ses articles. Régulièrement, nous mettons en maintenance notre site Internet pour des raisons diverses et variées.

Tout se fait d’une façon où le néolibéralisme a transformé l’auditeur et le lecteur en « consommateur » de contenu. Si c’est gratuit alors c’est vous le produit. Évidemment, nous n’avons pas de publicité. Par le passé, nous avons essayé cela, mais la qualité rédactionnelle s’en est vite sentie réduite à courir derrière des articles écrits rapidement, et en nombre conséquent. La publicité fondamentale altère le contenu des articles puisqu’il s’agit d’une course sans cesse à l’article qui se fera le plus de « clic ». Dès lors, le site se transforme progressivement en site d’information « putaclic ». Dans le même temps, il s’avère que nous n’avons pas assez de trafic pour que le site soit rentable au vu des quelques euros par articles qu’il générait. De ce fait, ce modèle convoité par les grands médias afin de générer des revenus, s’inscrit d’une manière ou d’une autre par la dégradation du fond même des articles puisqu’il s’agit en fin de compte d’être dans une course contre la montre. Il existe différentes plateformes pour cela. Vu le travail que cela demandait, il convient de souligner d’une façon ou d’une autre que la publicité endommage sérieusement le fond d’un site d’analyse de l’actualité. Cependant, nous nous réservons d’en mettre uniquement sur le player de la webradio. Alors si le lecteur comme l’auditeur ne paye rien et qu’il n’y a pas de publicité alors il s’avère que le site est financé par deux moyens : les propriétaires du site web et ceux qui émettent des dons via le crowdfunding.

Nous le savons très bien : l’argent est le nerf de la guerre pour tout le monde. D’autant qu’avec la période dans laquelle nous vivons liés à une crise économique, sociale et sanitaire : les chiffres présentés par l’INSEE comme nous le citions dans un dernier article s’inscrivent dans un cadre conjoncturel. Ils ne reflètent pas vraiment la réalité vécue par les personnes au sein de l’Hexagone. Il s’avère que les ménages peuvent certes souffler un tant soit peu, mais cela sera de courte durée. L’austérité est au coin de la rue pour paraphraser de façon ironique Herbert Hoover. En effet, les temps vont être difficiles. Nous le savons et pour notre budget, nous le savons également. Nous ne sommes pas dans un jeu de stratégie politique, mais avec des vies humaines, des histoires propres, etc. Autrement dit, toutes les associations dont celle qui chapeaute la gestion du site Internet auront certainement des baisses dans leur budget. Nous l’avons d’ores-et-déjà anticipées en diminuant nos dépenses afin d’être en adéquation avec une rigueur comptable. Cela n’aura pas vraiment semblablement d’impact sur le site internet. Toutefois, il semblait nécessaire de parler de ces quelques éléments avant de continuer plus précisément sur notre site Internet.

Mais alors qu’est-ce qu’il se passe sous l’envers du site internet et de ses « modules » ? Nous avons investi dans un thème qui n’était pas à la hauteur de nos attentes. Trop complexe, trop de bugs, etc. Pourtant, il remplissait d’une façon constante notre « cahier des charges » : webradio, webzine, podcasts, etc. Dès lors, nous sommes revenus près de six mois en arrière. La simplicité est parfois la solution la plus réaliste et pragmatique. Nous le savons très bien, plus c’est complexe, plus le lecteur comme l’auditeur se perd dans les méandres de notre site internet. La solution ergonomique et pratique s’enracine dès lors dans une rénovation de fond de telle sorte à ce que le lecteur et l’auditeur puissent trouver facilement la connexion à la webradio tout en même temps lire les articles. Nous allons travailler ces prochains jours à une autre configuration de notre webradio tout en stabilisant clairement nos soucis informatiques liés uniquement aux différents hardwares que nous utilisons. Rien de grave, mais cela entraîne un retard de plusieurs mois face à ce que nous envisagions.

Dans notre cas, nous avons deux serveurs : l’un pour le site internet et l’autre pour la webradio. Au-delà de l’aspect financier, il s’avère que le temps de préparation des articles, de création d’émission (même si la webradio sera hors ligne pour le moment) ou même des podcasts, il s’avère que le temps que nous y passons s’avère particulièrement important. Cependant, il s’avère que rien n’est constaté par le lecteur ou l’auditeur.

Aujourd’hui, nous pouvons nous féliciter d’avoir près 880 articles dans nos archives tout en ayant près de 150 articles dans le site actuel. Progressivement, les articles des archives seront intégrés après des modifications et des corrections au site actuel. Toutefois, la création d’une base de données liée aux archives même verra certainement le jour à partir de 2022. Oui, nous prenons également du retard en ce qu’il concerne le cap fixé de tout mettre en ligne à la fin 2021. Toutefois, il s’avère nécessaire de voir que nous avançons progressivement peut-être avec des pas bien trop court. Toutefois, nous allons de l’avant. Maintenant, nous espérons que tout cela sera mis en bonne et due forme pour les élections présidentielles et législatives de 2022 pour une grande partie des archives. Toutefois, le travail est colossal puisque nous avons perdu toutes les photographies illustrant les articles tout comme les sources photographiques de ces articles. Ainsi, l’escalade de la « montagne » qui nous attend sera longue s’inscrivant in fine dans une course de fond.

Nous le savons très bien que malgré la convergence d’idées politiques avec de nombreux autres sites, il apparaît très clair que nous sommes dans un autre univers. Notre ligne se fonde très clairement sur deux axes : l’un clairement communiste et l’autre européiste. Logiquement, nous avons une ligne qui perturbe, qui bouleverse les codes, qui s’inscrit dans les faits dans un axe « eurocommuniste ». La vision d’une Europe communiste ne sera certes pas pour demain, mais défendre ces valeurs-là nous permettent d’être visionnaire et d’aller au-delà des clichés. Être communiste et défendre l’Europe, ce n’est pas une contradiction, c’est même l’inverse. Alors effectivement l’Europe telle qu’elle est construite demande un grand remaniement et des réformes structurelles, mais il s’agit de briser le tabou de la « gauche radicale ». L’opposition régulière à l’Europe nous montre qu’elle s’inscrit dans les faits à créer une architecture favorable au chauvinisme, au patriotisme et dans la majorité des cas dans le nationalisme. L’opposition entre le national et le supranational interroge.

Dans le cadre actuel, nous savons très bien que les nombreux changements que nous allons opérer vont se traduire d’une façon ou d’une autre par un changement très profond de notre ligne éditoriale afin qu’elle soit le plus en lien avec l’actualité.

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