Avortement en Pologne : Izabela meurt faute d’une IVG

Avortement en Pologne : Izabela meurt faute d’une IVG
Manifestante brandissant la photo d'Izabela, décédé d'un choc septique après un refus d'IVG (BEATA ZAWRZEL / NURPHOTO / AFP)

Les opposants à l’avortement en Pologne au travers du PiS (un parti d’extrême-droite) a fait la première victime. Izabela, comme c’est le cas dans de nombreux pays, est décédée suite à un fœtus mal formé. Dans ce sens, il s’avère que la politique « pro-life » s’enracine dans une monstruosité féroce. En effet, sous prétexte de défendre la « vie », les opposants à l’avortement ne souhaitent qu’une chose : posséder l’appareil reproducteur des femmes. Ainsi, il apparaît clair que la lutte pour le droit des femmes n’est pas un acquis, mais une conquête. En se le rappelant, on démontre que les différents courants de droite sont prêts à tout pour le rendre inaccessible voire de l’abroger. Les néoconservateurs se targuent de progresser dans l’électorat, mais il est à l’image de la façade trumpienneorbàniste et consorts.

Dans ce cadre, les valeurs du libéralisme permettent de questionner d’une façon ou d’une autre la notion même des libertés individuelles au travers de la « liberté de choix ». Bien que ce slogan soit utilisé à toutes les sauces, notamment pour les personnes défendant la « traite des femmes » dans le cadre du système prostitutionnel ou encore sur la notion de « libertés vaccinales ». Le slogan originel : « mon corps, mon choix » a une vocation à être libérateur face aux conservateurs de tout bord dans les limites éthiques, c’est-à-dire que l’on ne peut vendre un organe, du sang ou même réaliser une GPA.

Dans ces conditions, la position néoconservatrice ne permet en aucun cas de « promouvoir la vie ». Un exemple permet de voir d’une façon objective que les conservateurs anti-IVG appartiennent à un mouvement « pro-death ». L’histoire d’Izabela démontre encore une fois que le véritable souhait des opposants à l’avortement ne repose pas sur une argumentation objective, mais dans le cadre d’une vision mystique et au nom des lobbies religieux. De plus, là où l’avortement n’est pas légal alors il se réalise dans des multiples conditions au sein de la clandestinité. Ainsi, nombreuses sont les femmes à ne pas y avoir accès décédant des suites de ces avortements clandestins.

Ces questions deviennent nécessaires pour mettre en avant l’inscription dans les directives et traités européens afin d’empêcher clairement d’autres morts. En effet, seule la démarche supranationale pourra sauver des vies. Toutefois, il semble nécessaire pour cela de créer une Union Européenne sociale, solidaire et progressiste. Une chose demeurant impossible dans l’état actuel. Toutefois, nombreux sont les européens à vouloir un changement de paradigme.

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