Les manifs (de la honte) contre le pass sanitaire

Les manifs (de la honte) contre le pass sanitaire
Manifestation contre le Pass Sanitaire à Paris | Sameer Al-DOUMY / AFP

Les manifestations contre le « pass sanitaire » reviennent en force au moment où nous sommes confrontés à la cinquième vague et au variant « Omicron ». Dans ce contexte-là, les amoureux des « libertés publiques » ne prennent pas conscience qu’ils forment un « véritable cluster » géant ?

Personne ne voudrait avoir ces dernières annihilées sous n’importe quel prétexte. Les partisans entre autres des théories liées à toute forme de « dictature » et parfois de « totalitarisme » sont mis en avant. Cela suggère dans les faits de voir que le « gouvernement » essaye de supprimer les « libertés fondamentales » afin « d’emmerder le peuple ». Les opposants réputés à ces thèses s’inscrivent dans un « populisme crade », « rance » et « dégénéré ». Nous pourrions utiliser un autre vocable, mais face aux pieds du mur : faire de la politique, c’est prendre des décisions. Nous savons très bien que leurs inspirations s’inscrivent dans la doxa de Donald Trump et Jaïr Bolsonaro. Autrement dit, l’aspect « libertarien » en dit long sur les motivations de ces derniers. Une liberté sans limite, mais aussi le choix volontaire de contaminer son prochain. Ces éléments ne semblent guère passer chez les progressistes de tout bord.

Cependant, les autoproclamés amoureux qui défilent dans les rues, semaine après semaine, veulent retrouver le « monde d’avant ». Oui, le capitalisme ultralibéral attend au carrefour de ces personnes puisqu’il est soutenu par l’extrême-droite en tout genre. Il existe dans le même temps, des personnes d’obédience libertaire (comme communiste) qui manifestent tous les samedis avec les zemmouristeslepénistes, et autres nébuleuses d’extrême-droite. Ils peuvent être des dizaines de milliers, mais face aux faits scientifiques, ils sont une minorité. Le « pass sanitaire » vu comme le « pass de la honte » permet de vivre dans une situation épidémique. Ainsi, il semble très clair de voir que les prochaines semaines contre une « autoproclamée » dictature, les manifestations se passent dans le calme, mais aussi sont déclaré en Préfecture : représentante de l’Etat, c’est-à-dire de la dictature. Une ironie s’enracine.

Ensuite, les éléments se rassemblent les uns après les autres pour voir que nous allons vers un autre mur. À qui la faute se demanderont les personnes clairement « vaccino-sceptiques » afin de ne pas dire « antivax » ? Ils hurlent sans cesse à la « dictature sanitaire » aux expériences concernant le « vaccin ARNm », mais ils oublient d’une façon constante le « tri dans les réanimations », les « protocoles expérimentaux », etc. Le variant Delta poursuit sa lancée s’attaquant aux « non-vaccinés » concernant le taux de morbidité.

Des petites mains sur leur clavier tendent à essayer de démontrer qu’il y a plus de vaccinés que de non-vaccinés atteintes du Coronavirus. Comme dit précédemment, la réalité s’inscrit ailleurs : les personnes vaccinées survivent alors que les non-vaccinés ont une place chaude au cimetière ou au crématorium. Oui, la réaction immunitaire d’un vacciné est plus puissante que celle d’un non-vacciné. Les théories eugénistes datant d’une « époque noire » s’enracinent progressivement dans une volonté meurtrière.

Comment a-t-on pu en arriver là ? Les autres sujets de l’actualité semblent très réalistes : lutte contre le front Zemourro-Lepéniste, lutte contre la politique migratoire de Darmanin, lutte pour la hausse du pouvoir d’achat, etc.


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