Le tribunal administratif dissout la cellule Demeter

Le tribunal administratif dissout la cellule Demeter
Photo by Erik-Jan Leusink on Unsplash

Le tribunal administratif selon les requêtes de trois associations, dont L214 a demandé la dissolution de la cellule Demeter. Cette dernière était une police politique et de la pensée sous la tutelle de la Gendarmerie Nationale. Au cours d’un long bras de fer entre la FNSEA, les Jeunes Agriculteurs et le ministère de l’Intérieur, la victoire semble appréciable. En effet, sous couvert de lutter contre l’agribashing, cette dernière avait largement dépassé le cadre de la loi.

Cependant, le ministère de l’Intérieur a deux mois pour dissoudre la police politique. Durant ce temps, même en fin de mandat : un projet de loi peut toujours déboucher sur un contournement de la décision de justice. Ainsi, il convient non pas de satisfaire au travers d’un nombrilisme. Il semble nécessaire de regarder bien plus haut et bien plus loin. Les dérives orchestrées par une tentation de plus en plus sécuritaire ne seront peut-être pas sur la fin de la législature. Toutefois, la réaction du tout-venant au travers de la législature 2022 – 2027 s’inscrira dans un cheval de bataille afin de combattre de façon ferme les libertés individuelles comme la « libertés de conscience », la « liberté d’expression ». De ce fait, les conservateurs ultralibéraux biberonnés à la sauce poujadiste ne manqueront pas d’une lignée afin de faire taire sous la ligne de « surveiller et punir » pour reprendre le livre de Michel Foucault. Les temps risquent d’être particulièrement difficiles.

Incendie de la MSA par la FNSEA & les JA

Demeter était vue par les personnes de la cause animale comme un moyen de censure. En effet, les enquêtes exclusives contre la cause animale posaient un problème. En effet, la cristallisation du débat politique autour des éléments présents se transcrivait pour faire taire les lanceurs d’alerte. Or, le fait de créer une cellule contre un risque hypothétique résultait de l’hypocrisie.

Au moment où sorte la décision de justice, la branche terroriste de la FNSEA incendiait les immeubles de la MSA de l’Aude ces derniers jours. Le laxisme d’un gouvernement vis-à-vis du monde agricole tente de réaliser dans ces conséquences une réalité : les procédures sont faibles. Les condamnations ne sont pas suivies d’exemple. De telles sortes, il s’avère que l’agribashing sert de paravent à toutes les dérives d’un Etat dans l’Etat.

La branche terroriste de la FNSEA

Comment appelle-t-on une organisation pratiquant la terreur comme moyen d’action politique ? Cela n’est autre que du terrorisme. Comment appelle-t-on un régime qui soutient le terrorisme pour faire taire les opposants ? Une dictature. Certes, la Cinquième République n’en est pas une, mais l’autoritarisme en dit long. La cellule Demeter s’avérait au travers de la convention d’une « police privée », c’est-à-dire une milice. Pour le gouvernement, il semble plus facile de vouloir dissoudre Nantes Révoltée au travers d’une loi séparatiste que de batailler pour la République.

Cette loi permet de caporaliser les associations afin qu’elle baise le pied de son chef d’Etat au nom de la République. Le dessein prend désormais forme progressivement, depuis 2019, nous étions surveillés et fichés en raison de nos convictions politiques avec potentiellement un échange de ces données au travers des corporations agricoles.

Les gouvernements successifs se battent au côté des agriculteurs radicalisés et endoctrinés à la lutte armée pour arriver à une société libertarienne. Pourtant, il ne fait guère de doutes que ces derniers gavés à l’argent du contribuable français comme européens, ils se mettent à genoux. Dans les faits, le modèle que soutiennent également les Jeunes Agriculteurs s’inscrit dans la politique de la terreur. Demeter soutient ce terrorisme précis.

Demeter peut être dissous, mais tant que la décision n’est pas dissoute, il faudra prendre cela au travers des baguettes. Un appel des différents acteurs de la cellule Demeter peut très bien aboutir à la Cour d’Appel Administrative et jusqu’au Conseil d’Etat.


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