L’extrême-gauche de la saloperie regarde les convois de la Liberté

L’extrême-gauche de la saloperie regarde les convois de la Liberté
MAXIME DELAND/AGENCE QMI

Ces dernières années, l’extrême-gauche de la saloperie a pris des positions nauséeuses comme la propagande « anti-vax ». En effet, la question de la vaccination pousse dans les retranchements certaines personnes à voir la « liberté » là où elle n’a pas lieu d’être.

Les yeux scrutent ce qu’il se passe ailleurs afin d’accéder à la « liberté vaccinale ». Dans le pays de Voltaire, la liberté d’expression est utilisée pour permettre de mettre en évidence des thèses trompeuses et potentiellement dangereuses. Les « lobbies pharmaceutique » tant décrié par les opposants à la vaccination se frotte les doigts quand une personne rentre dans une salle de réanimation. Sous prétexte de méconnaissance des différentes molécules et excipient des vaccins au travers de la technologie en ARNm, ils préfèrent des soins où les protocoles sont hasardeux, expérimentaux et surtout qui ne connaissent pas ce qu’il y a dedans. Pfizer et Moderna deviennent la bête noire de ces « idiots utiles du capitalisme ». En effet, le « monde d’après » sera certainement pire que le monde d’avant en lien avec « zoonoses » tout comme les promesses d’austérité.

Au moment où les « luttes sociales » s’intensifient au risque de paralyser le pays. Le « vaccino-sceptiques » regarde ailleurs, il scrute l’horizon, il espère des « lendemains qui chantent ». Texte sur texte, cela permet d’une certaine manière de réaliser un condensé et de bifurquer dans une tendance vers les thèses de l’extrême-droite tout en se tenant droit dans ses bottes. Mieux vaut-être un « complotiste de gauche » qu’un « complotiste de droite ». L’extrême-gauche de la saloperie au nom de l’anti-autoritarisme en arrive à soutenir des thèses qui n’ont rien à voir avec le corpus du communisme comme de l’anarchisme. Les partisans des « thèses antiscientifiques » ont leur place dans les poubelles de l’Histoire.

Pourtant, plus de deux ans se sont écoulés, deux ans que nos vies sont gâchées par les vagues successives. Les « libertés » ont été réduites de façon considérable afin de lutter contre la prolifération du virus. Le réel progrès réside dans le fait de stopper cette pandémie à l’échelle nationale. Les stratégies diffèrent selon les différents pays. En Suède, nul ne peut douter que la « vaccination obligatoire » ne soit pas nécessaire. La population se vaccine à hauteur de 95%. La France reste un pays où cette liberté ne fonctionne pas. Personne ne devrait être soumis à une « obligation » quelconque en matière de soins. Pourtant, la réalité réside dans le fait que la « liberté vaccinale » ne permet pas d’atteindre des résultats où la démarche volontaire permet une réelle protection de la société.

La coercition intervient dans l’idée de l’approche d’une politique de « santé publique » où elle n’est pas défendable. Pourtant, le fait de restreindre une « liberté » indique que la « liberté » ne fonctionne guère afin d’atteindre des résultats durables. Quant au « pass sanitaire » devenu un « pass vaccinal », cela se transcrit d’une façon clairvoyante qu’il s’agit d’une extension plus sophistiquée du « carnet de santé ». La réalité résidait que le « pass vaccinal » s’inscrit dans une évolution où le QRCode permet certes le contrôle. Toutefois, il n’y a pas de remise en cause sur la « société de contrôle » déjà en place dans différents sens au travers des caméras, des fichiers, des différentes données issues du big data, des cartes bancaires, etc. Un plan global indique d’une façon considérable que nous vivons dans la société dénoncée existe depuis des années et la tendance se durcit. Vont-ils aller dans le questionnement d’une remise en cause de la « société sécuritaire » ? Non, cela ne rentre pas.

Photo by Dave Chan / AFP

Il s’inspire et se donne de la motivation pour garder cette fibre d’une liberté abstraite en s’inspirant au travers des réseaux sociaux. Ainsi, les « camions de la liberté » au Canada qui souhaitent faire démissionner Justine Trudeau. Des kilomètres et des kilomètres sont là pour paralyser le pays. Ces valeureux résistants ne combattent pas pour une hausse des salaires, l’abrogation du salariat, la gratuité des études et bien d’autres encore, mais contre « l’obligation vaccinale ». La capitale du Canada se retrouve dès lors dans une situation complexe : céder face à des revendications obscures ou persister afin que l’avenir soit meilleur ? La démarche a été également reprise en Australie. On sent très bien qu’il y a du Trump dans l’air tout comme l’odeur nauséeuse de Bolsonaro.

Ce n’est pas étonnant si les initiateurs sont regroupés dans la Canada Unity, un mouvement ultraconservateur du pays. Au sein de ce mouvement, nous retrouvons Patrick King, un militant complotiste suprémaciste blanc, dont les thèses vont du « grand remplacement » au « génocide des blancs ». À Ottawa, les banderoles des confédérés sont présentes tout comme le slogan « Make Great Canada Again ». Un autre élément frappe, la manifestation a eu lieu cinq ans après l’attentat du terroriste Alexandre Bissonnette à la grande mosquée du Québec. Une date symbolique n’est pas anodine.

Un partisan avec une pancarte comparant Justine Trudeau à Adolf Hitler – Crédits : Francis Pilon

Dans les militants, on retrouve fréquemment une logique qui consiste à créer une dimension au travers d’un « Point Godwin » (comme vous pouvez le voir dans la photo ci-contre). Dès lors, la dimension s’enracine dans la fabulation d’une réalité où l’obligation est soumise au nazisme. Une telle vision qui va l’encontre même de l’Histoire. En effet, la branche la plus radicale de la Waffen-SS était contre la vaccination afin de laisser place à l’eugénisme. Une pratique en cours qui se poursuit. L’art de la rhétorique réside dans le fait que les eugénistes modernes sont les héritiers des eugénistes d’hier, mais ils n’assument pas la filiation idéologique.

La fachosphère française souhaite imiter cette démonstration de force afin de paralyser la capitale pour en finir avec le « pass vaccinal ». La question de la « liberté vaccinale » dans ce sens se traduit d’une certaine manière par une approche où l’extrême-gauche de la saloperie va encore créer de la confusion en rejoignant ceux qui soutiennent les thèses d’Anders Breivik et de Renaud Camus. Autant dire que les partisans de l’antiscience s’engouffre dans une mobilisation ultra-réactionnaire. Après la crise, il faudra que ces militants assument d’avoir soutenu un tel convoi : le convoi de l’ignorance, de la stupidité et surtout du complotisme.


Vous pouvez utiliser, partager les articles et les traductions de Révolution et Libertés en précisant la source et en ajoutant un lien afin de respecter le travail. Pour toute information supplémentaire : revolutionetlibertes@gmail.com ou par téléphone au 07 65 77 22 08

0:00
0:00