Le nucléaire a-t-il un avenir ?

Le nucléaire a-t-il un avenir ?
Photo by Frédéric Paulussen on Unsplash

Le nucléaire, est-il l’avenir ou est-il l’avenir ou est-il le passé ? Cette question magistrale se pose sur l’entrée des différentes élections. À ce jour, les « anti-nucléaires » disposent d’une popularité croissante au sein de la population. Toutefois, il convient de souligner que la recherche fondamentale, actuellement, repose sur la question de la « fusion » nucléaire et non de la « fission » comme c’est le cas dans les différentes centrales nucléaires.

L’exploitation des mines d’uranium dans le monde se réalise concrètement au travers d’une géopolitique complexe. La France est dépendante de différentes mines situées en Afrique. Faute d’une indépendance au « minerai vert », il s’en sort un long processus afin de créer des contrats d’exploitation avec des « pays tiers ». Ainsi, il s’avère que les conflits et l’instabilité qu’il peut y avoir dans certains de ces pays mettent à mal l’indépendance énergétique de la France. En effet, le fait de produire une énergie à « bas coût » relève clairement d’une dimension « impérialiste » de la France. La mondialisation a relié les différents pays dans le cadre d’une division du travail internationalisée. De ce fait, la question de l’économie politique permet de créer différentes chaînes entre les pays. Dès lors, il conviendra sciemment de comprendre l’esprit d’une coopération au travers d’une population favorable au fait de travailler « ensemble » que le fait de s’intégrer dans un « impérialisme ». Le fait d’être dépendant à ces mines souligne que le nucléaire peut certes permettre de produire une grande quantité d’énergie, mais à quel prix humain ?

La question se déroule de la présence militaire dans certains endroits du monde. Cela a pour conséquence de soutenir l’influence de la France au travers du néocolonialisme. Dans ce sens, il convient de souligner que la « stabilité politique » dans les pays où l’exploitation de l’Uranium est réalisée devient primordiale, nécessaire et pragmatique. Or, les pays du vaste continent africain soulèvent également la « nécessité » d’être autonome, indépendant et souverain. Ainsi, il n’y aura pas de « révolution énergétique » sans une « révolution éthique » de cette industrie. Les obscurantistes désignés par Fabien Roussel souhaitant l’arrêt du nucléaire ont le mérite de mettre en avant un raisonnement pour dépasser de façon cruciale la dynamique claire qu’il ne s’agit pas d’une ressource inépuisable.

Le nucléaire réside dans une dimension où il est « décarboné ». Le spectre de repeindre les centrales nucléaires en « vert » ne fera pas pour autant réside que l’approche du « décarboné » ne souligne pas pour autant l’approche « écologique ». En effet, l’approche écologique du nucléaire laisse sous-entendre d’une façon sérieuse qu’elle ne produirait aucun déchet. L’art pour les pronucléaires réside de ne pas parler des « déchets radioactifs ». Ainsi, la thématique permet d’éviter des sujets qui fâchent au sein de la population comme la « poubelle nucléaire » de Bure. De ce fait, il convient de poser la question problématique : que faire des déchets nucléaires ? En effet, le nucléaire ne permet pas de recycler de l’uranium appauvri en lien avec la réaction de fission. Dans ce sens, il convient de souligner que cela aura un impact pour les dizaines de milliers d’années qui suivront. Certes, cela va permettent de lutter temporairement contre le « réchauffement climatique », mais à terme cela risque de créer une véritable épine dans le pied à long terme.

Dans ce sens, il convient parfaitement d’aboutir à l’idée que le « retour du nucléaire » doit être soumis au débat public. En effet, le choix politique nécessite une large ouverture positionnée en lien avec la démocratie. Au moment où Emmanuel Macron souhaite construire six réacteurs nucléaires afin de moderniser le « parc nucléaire » français, l’inquiétude devient nécessaire. Tout le monde se souvient de Plogoff. Il semble crucial que cette lutte contre la construction d’une centrale nucléaire à l’Ouest du Finistère ait été très forte. En ce sens, le « bulldozer » que représente l’Etat pour construire ses grands-projets n’a que faire des opposants. L’outil législatif et réglementaire est réalisé par ceux qui souhaitent un tel projet. Le film des pierres contre des fusils nous éclaire clairement sur la brutalité de ces projets.

Il semble nécessaire de voir lorsque les « intérêts de la nation » demeurent au-dessus des intérêts des individus alors il se crée nécessairement une torsion au sein de la société. Le « nucléaire » en matière énergétique est considéré comme une « philosophie d’Etat ». En allant à sa rencontre, il ne fait guère de doute, guère de choix de passer par la force. La démocratie nécessite un véritable débat. Toutefois, je crois sincèrement que celui-ci restera mort entre deux parties ayant des intérêts foncièrement des intérêts entièrement divergeant en tout point.

Et la recherche nucléaire ? La réalité réside dans le fait qu’autour du globe, de nombreuses équipes travaillent la question de l’atome afin de mieux comprendre les différentes les particules et réaliser le « réacteur de demain ». Ainsi, la question de la « fission » laissera certainement le temps dans les prochaines décennies à la « fusion », c’est-à-dire la création d’un soleil vert. Une vision qui embrase les réseaux sociaux.

Enfin, il convient de souligner que si le nucléaire peut sembler comme la réalisation concrète d’une solution temporaire, il ne s’agit pas pour autant d’une vision à long terme qui ne peut guère être soutenu démocratiquement au vu des intérêts que cela importe.


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