Ukraine | Retour de la guerre en Europe ?

Ukraine | Retour de la guerre en Europe ?
Image by Tibor Janosi Mozes from Pixabay

En Ukraine, l’impérialisme russe dessine sciemment un dessein pour l’Europe installant les militaires à sa frontière. Le spectre de la guerre entre différents pays laisse entrevoir une vision dangereuse. Depuis la guerre dans les Balkans dans les années 1990, le calme règne.

Toutefois, la « stratégie russe » intervient dans un monde où son influence intervient au travers de l’Internationale Brune. En effet, il se concentre un mouvement fédérant les différents partis d’extrême-droite autour d’une ligne illibérale. De telles sortes, la démocratie se résume à n’être qu’un véhicule pour apporter le totalitarisme. L’extrême-droite a une vision qui se traduit par la volonté d’enclencher un « processus dictatorial ». L’axe « pro-russe » se matérialise comme une « soumission » à l’aspiration tentaculaire et la désinformation, mais aussi en faveur de la guerre contre les « peuples libres ». La question de retour d’une guerre froide n’effraie guère ces personnes pour lesquelles la « sauvegarde » de la nation intervient comme un processus permettant de satisfaire les appétits du capitalisme. En effet, la « position russe » s’enracine à déstabiliser les « démocraties libérales » au travers de candidats clairement situés à l’extrême-droite de l’échiquier politique, quand ces derniers ne sont pas « libertariens » comme François Fillon en 2017. De telle sorte, Vladimir Poutine se positionne sur une « guerre numérique ». Les assauts répétés en disent long du véritable projet pour l’Europe. Le régime a beau mettre en avant sa victoire contre le nazisme chaque année, la réalité plus glaçante réside dans le fait qu’elle soutient des partis politiques comme « Reconquête ! » ou le « Rassemblement National », dont les néonazis votent et s’y identifient. Ainsi, les démonstrations pour la victoire contre le Troisième Reich ne sont que des manifestations à caractère populiste et démagogique. La réalité réside dans l’avènement comme projet pour la Russie de créer des « pays-satellites ».

La question de s’enraciner dans une autre forme de « bilatéralisme ». L’élection du suprémaciste blanc et notoirement opposé aux différentes valeurs démocratiques, à savoir Donald Trump renvoie sciemment un signal à toutes les démocrates du monde : la démocratie ne demeure qu’un artifice permettant de mettre au pouvoir des personnes dangereuses, dont le leitmotiv se résume à promouvoir les « guerres ethniques » au travers de la « purification » de la nation. Le retour à une vision clairement hitlérienne de la société se traduit une forme de sécession et de séparatisme. Qu’importe ! La loi contre le « séparatisme » tolère très bien les « zemourriens » au nom de la démocratie. De telle manière, le gouvernement russe arrosant les différents réseaux de « désinformation » ou de « réinformation ». De ce fait, la « guerre idéologique » laisse également une « guerre médiatique ». Les milliardaires comme Bolloré préfèrent largement les conflits armés afin de soutenir implicitement le « choc des civilisations » et implicitement le renversement de la « République ». Il en ressort sciemment une « doctrine » qui permet de défendre les « valeurs poutiniennes » et en même arborer un « ethnocentrisme ». Il en ressort que les mediums sont utilisés pour faire gagner le candidat des milliardaires, mais surtout le « candidat poutinien ». Ainsi, il ne va pas sans dire un seul instant que la « guerre en Ukraine » ne perturbe pas les réactionnaires. Au contraire, il se frotte les mains des différents dividendes qui en ressortiront.

Le paradoxe des partis « nationalistes » ou « ethnocentrés » en Occident s’enracine dans une dynamique où la défense des valeurs se retrouve à côtoyer les principaux perturbateurs en ce qu’il concerne le « modèle occidental ». La guerre comme moyen de contrainte et de pression laisse la réalité. Ils ne défendent pas l’Occident, ni la nation. Ce sont des personnes qui dans le fond le savent très bien : ils veulent soumettre le « pays ». Ainsi, la guerre se transcrit naturellement via une dimension accessoirement limpide sur la réalité de la défense des valeurs. Ils ne défendent ni la France, ni l’Europe, mais une France aux mains de Poutine.

La présidence d’Emmanuel Macron de l’Union Européenne suscite beaucoup de raillerie de la part des opposants, les adversaires, et même des ennemis politiques. Afin d’éviter la guerre entre l’Europe (et les Etats-Unis d’Amérique impliquant l’OTAN), le patron de l’Elysée s’est rendu à Moscou. Pourtant, il s’agit d’une démarche diplomatique. Dans les faits, le dictateur russe ne reconnaît pas la légitimité d’Emmanuel Macron puisqu’il n’a pas été élu. Ainsi, il s’agit d’un échec diplomatique malgré les bonnes intentions. De telles sortes, la fanfaronnade d’une victoire afin d’avoir empêché la guerre laisse clairement sceptique. Par le passé, les discussions avec les « ennemis » de la France ont été reçues comme des victoires.

Le totalitarisme Poutinien continue sa stratégie de « sauvegarde » de son identité. En effet, l’Ukraine se dresse de façon rationnelle comme le berceau de la fondation de la « nation russe ». L’aspiration identitaire se conçoit sur le fait que l’Ukraine doit rester le principal partenaire de la Russie. Cela paraît évident pour les « pro-russes » puisqu’en Ukraine, une grande partie de la population parle le russe. Les « russophiles » comme les « pro-russes » utilisent cet argument afin de souligner que la « nation russe » ne se délimite pas seulement aux frontières, mais englobe également une partie de l’Ukraine. Cette rhétorique devient dangereuse pour les habitants en Ukraine. La guerre approche.

L’éloignement progressif de l’Ukraine provoque un regain de tension. D’autant plus que la « Crimée » a été annexée par « l’impérialisme russe » sous un « simulacre » de référendum. De ce fait, il convient de souligner que les régions sécessionnistes qui souhaitent une indépendance en disent long sur le conflit en question. De plus, l’Ukraine sous le temps de l’Union Soviétique faisait partie d’un même pays que la Russie. Le détachement progressif de l’Ukraine vers l’Occident froisse de façon crescendo le projet « mégalomane » de Vladimir Poutine à savoir la restauration de la « Grande Russie » comme sous l’époque des Romanov.

La guerre qui se dessine au loin pose aussi la question de la « dissuasion nucléaire ». L’armée russe commence des essais de missiles furtifs balistiques. Emmanuel Macron et ses partisans ont beau se féliciter du fait du statu quo. La Biélorussie pourrait entrer en jeu. Le tsunami au large continue d’avancer. Ce n’est pas parce qu’il ne se voit pas, qu’il ne diffuse pas au sein de l’océan. Attention à l’embrasement généralisé que cela peut construire. Aussi, la « Russie Poutinienne » peut compter sur l’extrême-droite qui s’attaque un projet global et malsain.


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