CAB n°13 | Abandonner les réseaux sociaux

CAB n°13 | Abandonner les réseaux sociaux
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Depuis près de dix ans, nous utilisons les réseaux sociaux. Nous y sommes tributaires et englués comme des esclaves afin d’y diffuser nos articles. Ces derniers temps, afin de ne pas être intoxiqués aux différents faits qui s’y déroulent tout comme les débats de bas-côté, nous avons laissé objectivement une partie des différents réseaux sociaux : Facebook (et le groupe Meta), Twitter, Instagram ou encore Tumblr. Clairement, cette stratégie diminue l’audience et le nombre de visites.

Toutefois, il semble nécessaire d’aller plus loin : la tactique opérée sur ces éléments ne favorise pas par la pensée de gauche et encore moins celle en rupture avec le capitalisme. Au contraire, il s’agit d’une vision de rupture. Rompre avec les outils du capital devient nécessaire. Une vision fracturant une réalité devient nécessaire, rationnelle, mais aussi conscient que la manœuvre signifie une « époque » difficile pour le « projet » que nous voulons construire. Des éléments indiquent que nous allons dans une démarche emboîtant le pas vers un processus en cours : les réseaux sociaux termineront tous comme « MySpace ». Nous en sommes venus à croire que les réseaux sociaux sont en décroissance et n’offrent plus les services qu’ils auraient dû.

Durant la campagne présidentielle, il semble clair que les différents partisans pour les candidats se livrent une bataille sans merci. Les programmes étant différents radicalement entre eux, il convient de souligner que la « pression » qui monte progressivement laisse une chose à dire, nous voterons pour notre mascotte à savoir « Chiffonnette ». Dans ce sens, il convient de construire un autre angle. Certes, la « mascotte » ne sera jamais présidente, mais au vu de ce qu’il se passe sur le web, il s’avère que l’accroissement du « droit des animaux », de la « cause animale » ou encore de « l’antispécisme » tout comme de « l’animalisme » lui aurait permise une place importante. La tournure que va prendre la campagne pour l’élection présidentielle risque de tourner au vinaigre. La « bataille » contre l’extrême-droite demeure nécessaire. Mais face à quasiment 50 % des intentions de vote, il convient de militer ailleurs que sur leurs réseaux.

La « dictature » des réseaux sociaux oblige clairement son utilisation afin de diffuser les articles aux différentes personnes. Cette tâche fastidieuse rappelle également qu’à l’heure du digital, ils apparaissent comme un endroit majeur afin de toucher le plus grand nombre. Pourtant, nous le savons très bien et nous en avons fait l’expérience : un grand trafic web ne signifie pas autant des personnes intéressées par les articles, mais bien au travers de la polémique. Nous en avons fait les frais au travers de notre webzine. Nous le savons très bien, nous l’avons admis : les personnes vivent dans des « bulles à filtres ». Il devient dans ce sens clairement impossible de réaliser le « moindre » débat avec des arguments de taille.

Les mouvements sociaux d’extrême-droite résonnent plus brusque, plus rapidement et s’organise autour d’une dynamique où ces derniers font le buzz comme le mouvement des « gilets jaunes » ou encore récemment avec les « convois de la liberté ». Nous vivons une époque où les lignes idéologiques se disloquent, se dissolvent et se diluent entre elles.

Puis, il convient de souligner qu’entre temps, il y a une volonté de poursuivre le choix difficile de maintenir la webradio. En effet, si nous sommes dans une vision de retrait progressif des réseaux sociaux liés au capitalisme, nous irons sur d’autres réseaux sociaux. En effet, le monde apparaît très large, très dynamique et très rationnel. Les lendemains risquent d’être fondamentalement difficiles et compliqués. Nous en sommes clairement conscients. Cela dit, nous allons poursuivre le « projet Révolution & Libertés ».


Vous pouvez utiliser, partager les articles et les traductions de Révolution et Libertés en précisant la source et en ajoutant un lien afin de respecter le travail. Pour toute information supplémentaire : revolutionetlibertes@gmail.com ou par téléphone au 07 65 77 22 08.

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