Souvenir | Les doux mots des Gilets Jaunes

Souvenir | Les doux mots des Gilets Jaunes
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Les gilets jaunes n’apprécient pas vraiment la critique. Il se construit sciemment une vision « manichéenne » se traduisant par « jaune » ou « collabo ». Cela permet de revenir à une question fondamentale dans notre époque qui s’avère de résister au « binarisme » politique.

Il apparaît d’une façon ou d’une autre que le fait de n’être pas soumis à leur doxa ultralibérale ou encore à celle d’Emmanuel Macron (qui s’enracine dans le même champ politique) constitue d’une certaine façon un « OVNI ». De cette sorte, les mises en place du « travailler plus pour gagner plus » laisse tout de même une réalité glaçante. Le « Sarkozysme » ou encore le « Lepénisme » et maintenant le « Zemmourisme » s’enracine dans cette dynamique. Etonnant non ?

En 2019, nous recevions ce commentaire que nous avions anonymisé.

Dans ce sens, nulle revendication pour les augmentations de salaires, mais bien pour le programme d’Emmanuel Macron : baisse des cotisations, baisses des impôts, baisse des taxes, etc. Le mouvement militait à l’origine contre le prix du carburant. À aucun moment, il n’a élevé un seul élément de progrès. La réaction à tout vent permettait de souligner le « niveau » au sein de ces derniers.

Nous avons démontré qu’il s’agissait d’un « mouvement poujadiste » et ancré à l’extrême-droite. Il s’agissait dans les faits de demander une « hausse du pouvoir d’achat » au travers du démantèlement de l’Etat-providence. Ainsi, les « opposants » au Gilets Jaunes, c’est-à-dire les « collaborateurs » se battaient contre l’extrême-droite réactionnaire. Cela permet de souligner que le glorieux commentateur trouvait dans les faits certainement Emmanuel Macron trop « mou » en termes de politique de droite.

Quand Ingrid Levasseur a lancé une liste pour les élections européennes, elle fut retoquée par la base des « chemises jaunes ». Il convient de souligner à partir de ce moment-là qu’une réalité glaçante s’enracinait profondément dans l’accroche de ces derniers. Le « fascisme brun » ou le « fascisme jaune » représente la même chose.

Les revendications des « Gilets Jaunes » n’ont guère permis de mettre en avant un véritable mouvement « progressiste ». Il s’agissait du « patronat » et du « petit-patronat » déguisé en militant. Puis, il faut le dire que les manifestations du « samedi » étaient faites pour ne pas perturber l’économie, les entreprises et surtout les patrons. Les « Gilets Jaunes » s’enracinent dans une vision où le modèle « corporatiste » devient nécessaire.


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