Russie | Annexion de la zone des séparatistes ukrainiens

Russie | Annexion de la zone des séparatistes ukrainiens
Photo by Anatolii STEPANOV / AFP

Vladimir Poutine a décidé de reconnaissance l’indépendance les territoires séparatistes ukrainiens afin d’y instaurer des relations « amicales » et « économiques ». Techniquement, il ne s’agit pas d’une « annexion », mais la réalité dépasse les simples éléments de langage. Le fait que les régions séparatistes tombent sous l’œil de Moscou entraîne clairement à moyen terme que ces derniers puissent adhérer à la fédération de la Russie. La volonté se transcrit dans les faits par une vision assumée de déconstruire l’Ukraine. La question de l’identitarisme russe prend le relai, et cela, au travers des réseaux russes en Europe.

Le dictateur d’une Russie que l’on peut considérer comme totalitaire au vu du resserrement de l’empreinte de l’Etat sur les réseaux sociaux, notamment par le rachat de Vk, resserre sa machine sur l’Occident. Ainsi, le « dictateur » du Kremlin a franchi clairement une « ligne rouge ». Dès lors, il convient d’advenir d’une vision construite sur le « contrôle » de la population.

Dans ce sens, il semble nécessaire de souligner que le « Tsar » intensifie sa politique « impérialiste ». On peut y voir clairement une forme de « l’anschluss » quand les armées hitlériennes envahissaient l’Autriche au nom du fait qu’elle partageait la même langue, la même culture et le même peuple. Ainsi, son armée est allée envahir la zone en lien avec les séparatistes ukrainiens. De ce fait, l’Ukraine a demandé une réunion in extremis au Conseil de l’ONU afin que les « zones annexées » puissent aboutir à une « résolution ». Cependant, une problématique de taille joue en sa défaveur : la Russie est membre permanent de ce dernier. Peut-être qu’il faudrait remettre en cause le fonctionnement du « conseil de sécurité » au travers d’un réel fonctionnement enlevant tous les « droits de veto ».

Il s’agit clairement en d’autres termes de considérer que nous sommes au bord d’une transcription réelle d’une Troisième Guerre Mondiale. La « seconde guerre froide » ne fait que prendre de l’ampleur. La « bataille du web » laisse entre autres place à une « guerre de position ». Les risques de voir deux armées avec l’arme nucléaire se cristallisent sérieusement. Les guerres interposées comme ce fût le cas entre la Russie et les Etats-Unis d’Amérique pourraient avoir lieu pendant une durée illimitée.

Des pourparlers pourraient se poursuivre toute la semaine sous le patronage de la France comme ce fut le cas ces dernières semaines par Emmanuel Macron. Faut-il dire qu’il s’agirait d’arrondir les angles. En effet, Vladimir Poutine mène une géopolitique qui n’en a rien à faire des populations.


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