Meme n°5 | Manifeste du parti communiste français

Meme n°5 | Manifeste du parti communiste français

Le manifeste du Parti communiste peut au regard de nombreuses personnes apparaître comme poussiéreux et clairement aux antipodes de notre société. Certains s’exclament sur l’origine également de ce texte. Les « chrétiens-démocrates » (comme La République En Marche) y voient une forme de radicalité qui peut aboutir sur cette vision pouvait refaire surgir des dictatures socialistes étatiques au moment où l’autoritarisme semble régner.

Nous reviendrons prochainement sur la thèse de Sarah Barnaud-Meyer sous le nom Marx et la question de la démocratie.

Cela me fait clairement penser également à une vision aux antipodes de notre société : le néolibéralisme triomphe et appauvrit des millions de personnes. Comment croire à un seul instant que celui-ci ne serait en aucun doute une merveille et le fruit du saint-graal ? La question du prolétariat dans les six différents « Meme » permet de mieux comprendre ce qu’il se joue, de mieux comprendre morceau par morceau la structuration de la pensée du « manifeste ». Il semble nécessaire de voir qu’il s’agit de morceaux choisis qui seront diffusés durant une semaine. En effet, à l’époque où les attaques contre les salariés se multiplient, il convient de choisir sciemment le chemin et la raison. Nul ne pourra douter à un seul instant que sa condition de prolétaire rend « révolutionnaire ».

Le manifeste reste un essai politique majeur dans le monde politique qu’il convient de relire régulièrement afin de mieux l’analyser sans toutefois aboutir à une forme de gauchisme.

Il apparaît clairement significatif de soutenir également que le prolétaire reste l’élément clef de la société. Il fait tourner les entreprises, il fait tourner les ateliers et les usines. Il produit toute la richesse du monde. Il apparaît comme l’unité incompressible, sans lui rien ne se construit, rien ne se fait. Au moment où les attaques contre le monde du travail se multiplient, les travaux de Karl Marx et de Friedrich Engels deviennent une source d’espoir pour l’ensemble des salariés oppressés, opprimés et réprimés pour certains dans leur entreprise tout comme dans leur association.

Au regard de la campagne présidentielle, il apparaît clairement que l’analyse des deux penseurs n’a pas pris une ride et reste par cela intemporelle. Cela ne peut que faire inquiéter la bourgeoisie. Elle aura raison. Les grèves dans les usines pénalisent certes le salaire des ouvriers, mais pénalisent surtout les dividendes des actionnaires. Le prolétaire devient le focus qui lui permet d’améliorer sa qualité de vie, mais aussi de réalité la transformation d’une « démocratie libérale » vers une « démocratie ouvrière ».


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