Séparatisme | Les Républicains veulent dissoudre Sud Éducation 93

Séparatisme | Les Républicains veulent dissoudre Sud Éducation 93

Cinq élus du parti « Les Républicains » ont saisi le ministère de la Justice afin que celui-ci enclenche une procédure de dissolution en ce qu’il concerne les « réunions en non-mixité » du syndicat « Sud Éducation 93 ». Cela en dit long de l’atmosphère qui règne en « Macronie ». De plus, nous savons très bien : les macronistes sont très friand du « racisme inversé » théorisé par les identitaires

Nous le savons, la « loi séparatiste » qui n’est autre qu’une « loi scélérate » permet de dissoudre tous les collectifs contraires aux intérêts du capitalisme et celui de la majorité qui se prétend « républicaine ». Gérald Darmanin à la tête d’une institution notoirement connue pour son « racisme », sa « non-mixité », ses « violences », son « harcèlement » et selon l’IGPN tout cela n’existe pas. Il s’agit dès lors d’un Etat dans l’Etat, dont la seule façon réside à dissoudre le ministère de l’Intérieur. Il faut savoir que « Sud Éducation 93 » est dans le viseur de la place Beauvau.

On se souvient très bien de la volonté d’en finir avec Nantes Révoltée en raison que ce média dérangeait le pouvoir et surtout les élus locaux. Les cinq élus savent très bien que le séparatisme et la « non-mixité » sont d’ores et déjà appliqué au Sénat où seul les élus de couleur blanche sont présents. La réalité réside dans le fait que le parti « Les Républicains » reste un parti « ethno-différentialiste ». Il croit sincèrement au fait comme disait Nadine Morano que « Nous sommes un pays judéo-chrétien, le Général de Gaulle le disait, de race blanche ». En d’autres termes, dans une des instances les plus élevées où se votent les lois, un parti peut lutter contre la « non-mixité » et être dans la « non-mixité » choisie afin de défendre les intérêts des « prolétaires blancs » comme le théorisait Ronald Reagan. Cette vision ne choquera pas les personnes qui se fondent sur une aspiration clairement à la dimension où le groupe ne représente à aucun moment le corps social de la population, mais bien celui d’une droite républicaine qui est sortie en dehors du champ républicain depuis bien longtemps. On ne s’improvise pas Républicain qui le veut.

On le sait que le discours de la « droite d’opposition » qui a la majorité au Sénat aura tout fait pour favoriser le terrain du racisme en France, notamment en renforçant la « Loi Asile & Immigration ». Une loi « raciste » à l’origine, dont on se demande comment la France pourra accueillir les 100 000 réfugiés Ukrainiens en raison du « protocole Dublin 2 ». Toutefois, dans les discours de Valérie Pécresse, on parle d’une immigration incontrôlée. En même temps, la « droite d’opposition » s’inscrit dans l’adoption de la « Thèse du Grand Remplacement » de Renaud Camus. Le terroriste du Christchurch en Nouvelle-Zélande en avait fait un pamphlet avant de commettre un massacre. Voilà où mène « le corpus » que le parti « Les Républicains » se sert à savoir vers le terrorisme de l’Intérieur.

Dans un contexte où l’extrême-droite classique atteint près de 45 % de l’électorat, sans compter que le programme d’Emmanuel Macron n’est d’autre que le programme de Jean-Marie Le Pen dans les années 1970, cela devient clairement effrayant. De plus, nous avons vu les organisations luttant contre le racisme être dénoncé comme une forme de séparatisme. Dès lors, les ateliers qui permettent à des groupes de parole afin de libérer la parole sont vus comme l’ennemi de la République. Cela permet de dire que toutes les associations faisant des « réunions réservées » sont dans le viseur et susceptible de dissolution. La menace sur la République « séparatiste » de Macron et Darmanin pèse lourdement sur la vie des citoyens.

En revanche, les « autonomistes » corses pour ne pas dire les « séparatistes » sont accueillis dans « les bras ». Chacun choisira son opinion, mais l’égalité Républicaine reste une véritable chimère surtout à notre époque. Changera-t-on de devise ? Telle est la question.

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