Présidentielles 2022 | Macron drague Le Pen

Présidentielles 2022 | Macron drague Le Pen
Photo by julien Tromeur on Unsplash

Si Emmanuel Macron devait être réélu, une catastrophe de celui qui refuse de débattre et qui n’a pas de programme s’abattrait sur la France. Les électeurs de la macronie s’inscrivent dans une forme de nihilisme.

Ils ne connaissent pas le programme, mais peut-être que la droitisation opérée depuis plus de cinquante ans a laissé place à une donne dangereuse. Au lieu de mettre un verni « social » afin d’attirer les électeurs de « gauche », le « candidat-président » part à la chasse des électeurs du Rassemblement National : le patriotisme vs nationalisme en dit long. Méprisé, haïe, détesté par les différents libéraux, la « gauche » se demande si le « front républicain » existe encore. En effet, la chasse aux électeurs d’extrême-droite devient plus importante que de créer une union nationale contre l’extrême-droite. Cependant, nous savons très bien que cette « union nationale » n’existe plus. Les électeurs sont fatigués.

Il ne s’agit pas d’un « vote de conviction », mais d’un vote où le repoussoir de l’extrême-droite ne fonctionne plus. La politique catastrophique de la macronie soulève de nombreuses questions. Toutefois, il convient d’admettre dans ce sens que son projet pour la France se résume in fine à celui du « bruit et des bottes ».

Je le sens bien que les deux formes de populisme s’enracinent dans une montée très lointaine. Sous couvert de parler au « peuple », ils parlent en réalité à la « classe dominante ». La réalité bien rationnelle tend de façon constante d’assumer que l’extrême-droite reste le fruit d’une construction par les « ultracapitalistes » afin de trouver une deuxième voie. En effet, il convient d’être objectif pour souligner que le macronisme n’a pas su réaliser une politique contre l’extrême-droite.

On comprend très vite qu’Emmanuel Macron s’enracine dans une dynamique après avoir considérablement lepénisé ses idées durant le dernier quinquennat via les lois Asile & Immigration, Loi de Sécurité Globale, et même la loi contre le séparatisme. Nous avons même assisté à une offensive contre ceux qui combattent l’extrême-droite.

Le « Front Républicain » n’existe plus et il a été démantelé par la « droite extrême ». Le fait de hurler à « l’islamo-gauchisme », au « wokisme » ou encore à la « cancel culture » durant sa présidence envoie un message fort à la gauche : le président candidat s’inscrit dans un « maccarthysme » de fond. Ainsi, comment réaliser que la « gauche républicaine » comme ils le disent votent pour lui sachant que les mesures s’inscrivent dans le fait de tordre, plier, humilier et labourer tout ce qu’il reste de l’idéal républicain et démocrate ?

Dans ce sens, le programme « progressiste » n’existe pas. On entend d’ailleurs dans les couloirs des réseaux sociaux une vision que Marine Le Pen serait pire. Or, nous le savons bien qu’ils ne sont que les deux faces d’une monnaie. Emmanuel Macron aura tout fait pour faire progresser l’extrême-droite. Il est coupable. Il doit assumer que son aile droite s’inscrit dans cette lignée.

Certains nous accuseront de banaliser l’extrême-droite en mettant dos à dos le président sortant et l’extrême-droite. Or, Emmanuel Macron n’a pas besoin de nos analyses pour démontrer qu’il est parti à la chasse aux électeurs du Rassemblement National. De telle manière, il convient d’en conclure que cette stratégie ne fonctionne pas. Ironiquement, il fait de même avec les Insoumis.

Les diatribes de Jean-Marie Le Pen dans les années 70 et début 80 ressemble étrangement à ceux du monarque. Ainsi, l’axe proposé par Emmanuel Macron s’enracine dans l’extrême-droite ultralibérale du « capitalisme populaire ». Les dimensions s’avèrent surprenantes. Dans un contexte de réchauffement climatique, business is business. Nous allons subir la pire des politiques et tout sera soumis au coup de la matraque, des gazeuses, des grenades, etc. Les macronistes savent très bien ce qui attend les Français : baisse des salaires, baisse des impôts,  baisse des taxes, démantèlement de tout le service public et finalement distribution des centaines de milliards aux entreprises, c’est-à-dire aux actionnaires.


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