Musique | Potemkine

Musique | Potemkine

Potemkine | Il reste l’un des avertissements en ce qu’il concerne la guerre en Ukraine mené par la Russie depuis des mois. En effet, la désertion des troupes, la mise en évidence d’une volonté d’en terminer face à une “guerre absurde” s’avère nécessaires. La Russie Poutiniste se traduit dans une forme de totalitarisme. Il semble réaliste d’en tirer les conséquences. Nous le savons trop bien. La guerre, c’est la mort. Elle tue des innocents. Et sur ce trajet vers la mort se trouve des mutins de Potemkine.

Quelques vers [choisis]

Les liens entre la Russie tsariste et la Russie actuelle rappelle tellement les quelques vers de Jean Ferrat :

M’en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Où celui qui a faim va être fusillé
Le crime se prépare et la mer est profonde
Que face aux révoltés montent les fusiliers

C’est mon frère qu’on assassine
Potemkine

Jean Ferrat – Potemkine

Aujourd’hui, l’armée de Poutine reste nostalgique d’un diapason. En effet, les frères russes et ukrainiens s’entretuent dans une guerre sans raison pour flatter l’ego de Poutine. Le ver prend tout son sens : “c’est mon frère qu’on assassine” dans ce contexte-là. Au nom d’une menace sur la Sécurité intérieure, celui qui se prend à la fois pour les Romanov et à la fois pour Staline en dit long. Il s’agit comme nous ne l’avions pas écrit (faute de temps) de la décision de la Cour de Justice Internationale. Le fait de soutenir à la désertion d’une armée en longue déroute. 

Mon frère, mon ami, mon fils, mon camarade
Tu ne tireras pas sur qui souffre et se plaint
Mon frère, mon ami, je te fais notre alcade
Marin ne tire pas sur un autre marin

Ils tournèrent leurs carabines
Potemkine

Jean Ferrat – Potemkine

La désertion permet de choir entre la mort et la liberté. L’armée en dit long sur une forme de formatage afin de glorifier le nationalisme et l’impérialisme. De telle sorte que les militaires ne servent pas leur “patrie”, mais des axes de la mort. Cela permet de sous-tendre que les militaires font le choix de défendre leur patrie. Ils font le choix aussi de mourir pour un étendard. Cela me fait penser à ce que derrière l’uniforme se trouve des ouvriers. Dès lors, la fin du manifeste du Parti communiste de Karl Marx prend son sens.

La France en guerre 

La France n’est pas en guerre directement contre la Russie, elle livre des armes à l’Ukraine. À partir de ce moment précis, le fumeux slogan : “vos guerres : nos morts” devient ambigüe. Quand je lis les articles à l’époque, cela advient d’une méconnaissance terrible du terrain. La Russie de Poutine est prête à tout pour gagner la guerre y compris au travers de l’arme nucléaire. En effet, ce slogan peut être réutilisé dans le cadre de l’Ukraine. Cela permet de considérer que le pays victime est finalement le pays responsable. Or, dans le cadre des attentats du 13 novembre 2015 tout comme de la guerre en Ukraine, les responsables sont Daesh pour l’un et la Russie pour l’autre. Pour parvenir à une solution diplomatique, cela nécessite de la part des Russes de choisir entre Potemkine et la barbarie.

La véritable nécessité réside dans le fait de promouvoir la fin de la guerre, la démilitarisation totale des états, mais aussi des éléments permettant d’empêcher toutes les guerres à venir. Dans ce sens, nous savons très bien que le mouvement en Russie (et Biélorussie), des actions de sabotage ont lieu. Il semble nécessaire du coup de faire “la guerre à la guerre”. Cela permettra de réunir des éléments afin de reconstruire une Russie “libre et démocratique” en ayant fait un devoir de mémoire important.


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