Famine | Retour de la guerre de la faim ?

Famine | Retour de la guerre de la faim ?
Photo by Pierre Herman on Unsplash

Famine | La guerre en Ukraine se poursuit inlassablement par le blocus et la volonté d’affamer le monde par la Russie.

Les bateaux se retrouvent bloqués depuis des jours dans la mer Noire et d’Azov. Or, l’Ukraine s’avère être un grenier au niveau mondial. Par ces éléments, on se rend bien compte du caractère criminel de Poutine. Au-delà de commettre des crimes de guerre pour accroître son impérialisme, il y a la volonté de tuer par la famine. Cela rappelle très bien Staline et la grande famine en Ukraine dans l’entre deux guerres. Ainsi, le principal mégalomane s’ancre dans une dynamique terrible : pousser les pays notamment africains à soutenir Poutine. L’axe Russie – Chine prend dès lors en otage des millions de personnes, dont le prix du blé atteint des sommets. Dans les faits, les populations, les pauvres et les plus paupérisés se retrouveront confrontés face à une crise alimentaire. Cela ne peut que procurer une grande dimension où le président russe joue avec les estomacs du monde.

Au travers de ces éléments, cela démontre très l’attitude de Poutine à l’égard du monde. De plus, il semble nécessaire d’aller bien plus loin en matière de sanction. L’Ukraine s’enracine dans de vastes crimes comme nous l’avons souligné. Or, le fait le d’organiser sciemment la famine ne peut que déboucher sur un “crime contre l’Humanité”. À partir de cela, il convient de souligner que l’accaparement des terres où se situe le blé s’inscrit comme un vaste crime. Dès lors, il convient de ne pas traiter la Russie simplement dans les crimes réalisés sur le sol ukrainiens. Le massacre du théâtre de Marioupol (et de tous les autres) ne s’avère n’être qu’une étape dans le fait criminogène poutinien. Nous nous sommes habitués à des éléments où l’immondice relève d’une lente normalisation de l’inacceptable (nous y reviendrons dans un autre article).

Les éléments ne s’avèrent guère rassurants. D’autant que la Turquie s’enracine dans une dimension où les pourparlers sur la situation en Syrie avec la Russie s’enchaînent. L’islamiste Erdogan en sait très bien des choses. Ils pratiquent la même politique en Syrie et en Irak. De par ce fait, on voit très bien que le bal des théocrates s’unit au diapason. Le problème, ce n’est pas la mondialisation, mais la volonté de faire pression en dérobant le blé destiné à alimenter le monde. La famine voulue par Poutine est une manœuvre pour pousser un ras-le-bol sur l’Ukraine. Or, cela ne fonctionne pas. Les véritables responsables sont les partisans pro-Poutine.

La Russ’afrique et la Chin’afrique s’avèrent de plus en plus puissantes. Les zones d’influence demeurent profondes. Le grand marché s’inscrit dans une dimension propre où la “guerre de la faim” commence. L’économie politique de Rosa Luxemburg démontre une forte interconnexion entre les économies. Ainsi, le blé s’avère une denrée en proie à une inflation colossale en raison de l’offre et de la demande. La famine devient inévitable, mais elle n’est pas due à des catastrophes climatiques, mais organisée sciemment par la volonté d’un seul homme (et de ses supplétifs).

Dans ce sens, la Russie de Vladimir Poutine devra répondre tôt ou tard de nouveaux crimes. La réalité de juger ce criminel à La Haye devient inévitable. La justice devra monter un dossier afin de saisir sciemment afin de démontrer le caractère orchestré de cette famine. Il semble nécessaire à partir de ce point de vue de démanteler également l’ensemble du système des oligarques afin de créer une véritable démocratie libérale et de sacraliser l’opposition croupissant actuellement dans les geôles du régime.


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