Incendies | Les inévitables feux de forêt

Incendies | Les inévitables feux de forêt
Photo by Matt Howard on Unsplash

Incendies | Ils ont embrasé la partie sud du bassin d’Arcachon, les Monts d’Arrée, le sud de la France et ce n’est que le milieu de l’été.

La canicule avançant d’une façon terrible ces derniers jours tendent à mettre en avant le réchauffement climatique comme l’une des sources du problème. Dans une nuit âpre, l’odeur du bois brûlé réveille les narines.

Les forêts s’enflamment au travers d’une nature asséchée par une sécheresse terrible. Les quelques gouttes ne permettent pas de changer un dessein inévitable : le changement des climats. Les incendies sont liés aussi par des conditions météorologiques qui ne vont pas dans le sens des sapeurs-pompiers. Dès lors, la problématique réside dans le fait que les incendies inévitables, hier, ne le sont plus aujourd’hui. 

Loin de l’idée de réveiller les consciences d’un futur qui assèche la flore. Cela transforme progressivement vers une forme d’une terre aride. La sécheresse demeure une grande problématique de fond. La pluie n’arrive pas à couler ou lorsqu’elle arrive brutalement, elle se transforme dans des orages dévastateurs. 

La fumée se dégageant progressivement envahit clairement une partie de la France. Cette dimension transcrit une vision assez apocalyptique. L’époque que nous pouvons vivre s’enracine avec l’anthropocène qu’il semble plus subtilement à décrire comme le capitalocène. De par ces éléments précis, le système économique génère une transformation complète du fonctionnement des flux de la Terre. Ainsi, les différents traités de libre-échange ne permettent à aucun moment de faire baisser les GES.

Aussi, les incendies sont certes souvent d’origine humaine. En effet, les machines atteignent progressivement les températures limites conseillées. Cela démontre l’état actuel de la montée du train à vapeur du dérèglement du climat. Ainsi, il se retrouve au cœur d’un phénomène assez dangereux : “L’homme, comme le disait Descartes, est un loup pour l’homme”. De ce fait, cette dimension traduit progressivement la raison qui anime les détracteurs ces derniers jours. La gloire du service public se résume dans l’honneur des sapeurs-pompiers. Ils font une mission nécessaire dans un contexte difficile. Leur ministre, corporatiste radicalisé des forces de l’ordres, n’en aura que faire. Les Sapeurs-Pompiers (tout comme la Protection Civile) méritent non pas des médailles, mais une réelle reconnaissance, notamment en termes de salaire, de moyens et de prévention.

Toutefois, un élément semble totalement passer à côté : les animaux périssent dans les forêts calcinées. L’anthropocentrisme se retrouve à partir de ce moment précis comme l’élément phare de la logique gouvernementale. Or, la faune souffre concrètement le martyre dans ces incendies. Il faudra des années avant que le paysage lunaire retrouve son aspect verdoyant. La question face à un drame, dont la valeur reste inestimable ne pourra se faire sans une écologie radicale, rapide et efficace, loin du Greenwashing de Paris et de Bruxelles.

Les écologistes sont pointés du doigt par de nombreuses personnes sur l’idée de couper les arbres. Or, les forêts sont vouées à être privatisées au nom de la productivité et de la compétitivité. L’ONF (Office Nationale des Forêts) qui gère ces forêts se retrouve face au géant du néolibéralisme. Aussi, il semble plus que nécessaire de voir que les critiques réalisées contre les personnes promouvant l’écologisme s’avèrent nulles et infondées. Au contraire, ils sont responsables du cataclysme actuel. En effet, les capitalistes et autre progressistes de paille comme les conservateurs veulent le beurre, l’argent du beurre et le taux de profit du beurre.

En dégradant volontairement le service public, ils s’inscrivent dès lors comme des complices souhaitant privatiser ce service. Critiquer l’écologie pour se faire l’avocat des arbres face aux terribles incendies permet concrètement de leur enlever leur propre responsabilité. Ils en auront grandement besoin pour la décennie à venir. Ces phénomènes deviendront ordinaires.

Au travers de la fenêtre d’Overtone qui s’annonce comme nécessaire pour le progrès, les politiques immobiles devront un jour répondre de leur responsabilité dans ces incendies d’une violence inouïe. Un jour viendra où les climatosceptiques répondront des dégâts causés au nom de la logique business as usual


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