Pouvoir d’achat | La nécessité d’augmenter les salaires

Pouvoir d’achat | La nécessité d’augmenter les salaires
Photo by Andre Taissin on Unsplash

Pouvoir d’achat | On les entend les conservateurs de toute obédience soutenir l’idée de l’augmenter, mais pas les salaires. Cela démontre leur volonté de vouloir appauvrir les travailleurs et les paupériser.

La “droite sociale”, les ultralibéraux et leurs amis d’extrême-droite soutiennent l’idée que le “salaire” tue les entreprises et le SMIC génère une disparité dans l’augmentation des grilles. Autrement dit, rien ne semble bouger, mais l’idée d’augmenter ce qu’il reste passe au travers de l’Etat. À partir de ce moment précis, le gouvernement et ses alliés de droite, mais aussi d’extrême-droite, l’idée réside dans la devise sarkozyste du “travailler plus pour gagner plus”. Or, les différentes réformes sur le “droit du travail” au travers de la “Loi El-Khomri” et des “Ordonnances Pénicaud” ont fait baisser les salaires de ceux qui fonctionnaient sous l’idée que le “travail” coûtait cher. La rhétorique allait si bien que l’idée phare résidait à prendre la collecte nationale, c’est-à-dire les impôts pour y faire une ristourne pour les employeurs.

Le salaire brut et la pression des salaires deviennent une évidence. Nous entendons tous les jours la rhétorique du “coût du travail”. Le travail n’a pas de coût, il s’agit de forme de salaire : le salaire net et le salaire différé, dont nous en avons besoin au travers de l’assurance-maladie, l’assurance-chômage par exemple. L’asséchement des caisses s’avère une étape dans le processus visant à libéraliser puis à privatiser l’ensemble d’un secteur. Cette stratégie par l’assèchement des caisses intervient dans un processus particulièrement mesquin. Or, un service public n’est pas censé générer des profits alors qu’une entreprise, elle s’inscrit dans la “maximisation des profits”. Dès lors, il convient de comprendre que les différents services publics s’intègrent dans une forme de démantèlement à long terme.

Il s’avère que le travailleur échange son temps libre vis-à-vis de son employeur au travers d’une compensation, c’est-à-dire le salaire. Au travers de cette dynamique, le patron ne crée par de richesse, mais bien le salarié. La modération salariale mise en évidence par les entrepreneurs se base sur un serpent qui se mord la queue. En effet, l’idée majeure réside dans la mise en place des salaires les plus bas afin de gagner en compétivité. Or, le pouvoir d’achat devient nécessaire pour l’économie et les ménages. Or la demande en termes de carnets de commande pour les entreprises diminue alors il se crée nécessairement une autre dévaluation interne, le mécanisme redémarre avec la finalité de faire travailler gratuitement les salariés. Les salaires baissent en lien avec l’inflation et les réformes structurelles. Le boucle est bouclée. Le déclassement tant crié par les différents partis du “bloc bourgeois”, c’est-à-dire la “galaxie Renaissance”, le parti Les Républicains et le Rassemblement National est une des conséquences de leurs échecs au travers de plus de quarante années de néolibéralisme débridé. Opposant dans les programmes, mais bien intégré au travers de la majorité.

Ainsi, augmenter le pouvoir d’achat sans augmenter les salaires, cela démontre bien qu’il y a anguille sous roche. Le pouvoir d’achat sera financé par ceux qui payent des impôts (CSG et IR) et les taxes (TVA par exemple). Si le gouvernement s’entête à soutenir que les impôts n’augmenteront pas alors une baisse de la dépense publique interviendra, symbole d’un gouvernement sonnant la rigueur budgétaire. Les traités européens apparaissent là-dessus quand il s’agit de faire payer aux classes populaires le coût de la “dette COVID”. De ce fait, la casse du service public afin d’aller dans les clous de Bruxelles en dit long. En effet, l’Europe technolibérale vante son mérite, mais elle repose avant tout sur un esprit néolibérale et parfois libertarien. Dans ce sens, le véritable projet se résume à une augmentation du pouvoir d’achat dans un premier temps, mais une disparition des aides et du service public dans un deuxième temps.

Les travailleurs ne veulent pas un casse du service public, mais bien une augmentation des salaires. Ainsi, il s’avère nécessaire de soutenir que l’avenir dans un monde qui marche sur la tête demeure clairement morose. Les temps sombres s’annoncent et l’orage budgétaire et monétaire se rapproche. De par ces deux principes, ce sont toujours les mêmes qu’ils payeront au travers du “combien ça coûte”. On le sait très bien, les politiques néolibérales sont l’alpha et l’oméga des déficits publics : Sarkozysme et Macronisme sont dans le même bateau. Or, je pense que nous nous n’oublierons pas vraiment que les cadeaux fiscaux bénéfiques sur le court terme aspire à faire croitre la dette de façon drastique.

Les politiques en faveur du “super pouvoir d’achat” laisse un goût profondément amer aux oubliés des nombreux quinquennat de droite ou de politique de droite. Ainsi, les différents scrutins laissent appercevoir une vision assez amer. L’avenir va demeurer incertain pour de nombreuses personnes, leur pouvoir d’achat stagnera et les salaires baisseront sensiblement.


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