Vers une grève générale ?

Vers une grève générale ?
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Grève | Le mouvement social commence à s’étendre progressivement dans toute la France faisant écho aux mouvements britanniques. En effet, l’inflation apparaît certes nécessaire, mais lorsqu’elle n’est pas soutenue économiquement par l’Etat alors elle ne peut que déboucher sur un conflit social généralisé.

Nous le voyons progressivement : la grève apparaît comme un moyen de lutte devenu nécessaire pour ceux qui n’arrivent pas à finir leur fin de mois. Tandis que d’autres ont des augmentations de salaires assez importantes à savoir de l’ordre 52% pour le patron de Total. À partir de cet état des lieux, il se construit une apparence objective : l’administration macroniste préfère la “valeur travail”, mais uniquement quand il s’agit de travailler pour les actionnaires. Dès lors, soulignons qu’au travers d’une telle dimension l’idée s’enracine progressivement dans l’idée de la compression salariale où il faut un doctorat pour toucher le salaire médian et des études encore plus abouties pour toucher le salaire moyen. Nous prenons conscience qu’au travers de cela : un débat de division des salariés bat son plein. En effet, l’idée même d’opposer les salariés permet de faire perdurer une machine qui s’avère être le capitalisme. Dès lors, il convient d’affirmer de façon constante : le gouvernement et les patrons ont voulu un conflit généralisé. Il commence doucement à en sentir l’odeur.

La grève, droit constitutionnel est attaqué par tous les conservateurs et les libéraux au travers d’une approche antisalariée et antiouvrière. Dans cette approche, les idées de prises d’otage s’envolent chez les personnes réactionnaires. En effet, il semble objectif d’affirmer des éléments : les grévistes sont des terroristes. La criminalisation des “droits constitutionnels” permet de souligner les valeurs républicaines qui y sont portées par ces derniers en opposition avec la constitution. À partir de cet élément, il se conçoit chez les personnes adeptes de différentes théories farfelues n’ayant aucun ancrage dans la vie concrète peuvent en dire long. Au travers de cette dimension : les électeurs savent très bien que dans une majorité relative, le gouvernement est obligé de s’allier avec les autres courants de droite y compris les xénophobes de l’ex-Front National. D’ores et déjà, nous savons très bien que les politiques “hors-sol” s’inscrivent dans une dimension d’accroître les revenus des plus riches afin de créer une austérité.

Cela peut permettre de comprendre constemment des éléments : la grève fait perdre un salaire que les salariés et ouvriers n’ont pas les revenus nécessaire. Or, le “bras de fer” entre les salariés et les patrons (et leurs soutiens) s’inscrit mécaniquement dans la “lutte des classes”. Or, les macronistes ont oublié depuis bien longtemps que les salariés et leurs employés n’ont pas les mêmes intérêts. Si c’est le cas, il s’agit d’une corporation et cela s’avère contraire à la Constitution. Peut-être que c’est que veulent les alliés de Marine Le Pen et les xénophobes en tout genre.

Il se construit mécaniquement un “ras-le-bol généralisé” chez les personnes qui veulent entre autres une meilleure vie, mais augmenter les salaires des uns rend aigris les autres. En effet, l’individualisme méthodologique renferme profondément les personnes à son stade ultime de l’individualisme. À partir de ce moment précis, le “mouvement social” que des conservateurs et libéraux veulent mater reprend une ampleur généralisée. Tout est parti des raffineries et cela s’étend comme une traînée de poudre à canon. L’embrasement du pays sous fond de “luttes sociales” permet de soutenir qu’au travers de la dichotomie des partisans de la suppression des acquis sociaux s’enlisent deux France : une France progressiste et une France tournée vers le XIXème siècle. Cela permet de comprendre que la Grève agit comme une barricade : ceux qui sont opposés comme la CFDT et les différents courants de droite et ceux qui pensent qu’elle n’est que le stade ultime.

En effet, la grève devient un stade ultime pour créer un “rapport de force”. Le blocage des moyens de production permet de souligner que les éléments au travers de ceux qui fabriquent réellement des services nécessaires à savoir le pétrole dans un monde ancré dans l’ère du pétrole. Dès lors, le mouvement de contestation va s’accroître face à un appauvrissement constant des classes populaires. D’ores et déjà, nous serons à soutenir les différentes grèves face à l’égoïsme lié à un individualisme hors norme de ceux qui vont préférer leur confort en attendant une dégringolade, mais surtout une absence de culture, symbole de leur vote dans les urnes.

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