Opposition : le macronisme n’en veut pas

Opposition : le macronisme n’en veut pas
Emmanuel Macron est un télé-évangéliste libéral qui veut museler l'opposition.

Opposition | Elle fait face au monarque subit de nombreuses railleries du macronisme. Le binarisme apparaît tels des évangélistes américains. En effet, les différents camps du “bien” s’opposent face à l’extrémisme radicalisé symbole du “mal”.

De cette manière, il convient de souligner que nous sommes loin des débats parlementaires où l’entente peut attendre son paroxysme, mais également de mettre en avant que cela permet à partir d’un moment précis de mettre en lumière ce qu’il se passe au sein de cette législature. Plus clairement, nous assistons à la lente désillusion de la démocratie française. Loin de contenir une vision multiforme qui est “censée” représentée l’ensemble de l’électorat (qui n’est pas le cas d’ailleurs), la majorité relative s’inscrit dans les faits à soutenir un article gaulliste afin de museler le parlementarisme. Clairement, le gouvernement ne veut pas débattre, mais ne veut pas aussi des différentes oppositions.

Il semble constant qu’au travers de la dialectique de “lutter contre les extrêmes” alors que le gouvernement recycle sans cesse les idées lepénistes afin de concevoir une image clairement dans cette dimension. Dès lors, la vindicte contre les oppositions tient d’une certaine manière à souligner que sous la République Gaullienne : elles n’ont que peu de pouvoir. Charles de Gaulle avait construit une démocratie afin que le président décide tout lui-même. Manifestement, les partisans d’une telle constitution ont apporté certes la stabilité, mais ils ont aussi apporté la fin du parlementarisme.

Les évangélistes macronistes représentent tout ce que la société peut rejeter : symbole d’une déconnexion la plus totale avec le matérialisme. De cette sorte, il n’y a plus vraiment des éléments assez constants : la bonne parole est arrivée. Fruit d’une absence constante de remise en cause, le parlementarisme peut bien aller se faire voir. Ces idées adviennent comme le fruit d’une dimension au travers des missionnaires. Ce ne sont plus les missionnaires de Dieu, mais les missionnaires d’Emmanuel Macron. Ainsi, il apparaît fort probable que les alliances constantes notamment au travers du parti “Les Républicains” partageant la thèse de Renaud Camus “le Grand Remplacement”. Dès lors, on sait très bien que les différentes oppositions lorsqu’elles viennent de droite (dite modérée) reprenant des thèses néonazies ne choque plus les macronistes.

Le pays va s’enfoncer dans une grande récession, mais ce sera toujours la même problématique tant que le logiciel ne change pas de fond en comble. Cela permet de mieux cerné la problématique, nous ne sommes plus des opposants ou des adversaires, mais des ennemis politiques. Dès lors, le champ démocratique et républicain est rompu. On comprend mieux la suite.

En soutenant l’usage de l’article 49-3 de la constitution afin de passer en force, le gouvernement tangue toujours les trois oppositions. Le rejet du parlementarisme permet de sciemment aux différentes droites se succédant prend une forme assez alambiquée. En effet, nous le disons avec force : le légalisme constitutionnel ne fait pas de lui le parlementarisme. Aussi, la façon, dont est écrite la Ve République permet de contourner le Parlement. De cette manière, plus le gouvernement se radicalisera au travers de sa minorité constante dans le Parlement et plus l’image qui en ressortira sera celle d’un gouvernement autoritaire et d’un président avide de pouvoir.

Les oppositions existent, car nous sommes en démocratie. Ne pas en vouloir, se résume à vouloir clairement un régime au travers d’un parti unique. Nous savons au travers de l’Histoire ce que cela implique comme dimension démocratique et la route progressive vers des idées empruntant le chemin de l’autoritarisme à défaut de pouvoir penser que le Macronisme serait la seule solution et qu’il n’y aurait aucune alternative à cela. Margaret Thatcher et ses suivants ont ruiné le Royaume-Uni au point qu’il soit englué dans une crise économique, financière et politique.


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