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#11 Questions autour du trafic de drogue et de la polytoxicomanie

Pierre Le Bec, Laëtitia Vercoustre 29/09/2021

La question de la toxicomanie (personnes dépendantes de la drogue) est devenue un sujet au cœur de la campagne pour les élections présidentielles législatives de 2022. Pour autant, une notion interroge en profondeur en ce qu’il concerne l’addictologie. N’ayons pas peur de dire que l’addiction est une maladie. Ainsi, les consommateurs ne sont pas des délinquants, mais des personnes malades. Cependant, la société conservatrice et réactionnaire ne voit qu’au-delà de son nombril au travers d’une méthode qui ne fonctionne pas. En effet, la criminalisation des usagers de la drogue ne sert qu’à perdurer un système qui renvoie dos à dos les malades au niveau des dealers. Ainsi, victimes et trafiquants partageraient le même mode de vie. Les études, les articles scientifiques ou encore le DSM montre l’addiction sous un autre angle qu’ils ne veulent pas entendre. En effet, la politique répressive ne fonctionnant pas, ils demandent toujours plus de répression. Autrement dit, ils sont englués dans une spirale sans fin, dont les résultats ne viendront jamais.

Le problème des crackers de Stalingrad en dit long sur la vision archaïque qui se joue au niveau du pouvoir exécutif, c’est-à-dire les mairies et les préfectures. De plus, un mur a été construit s’inscrivant dans la logique trumpienne : un problème = un mur. Au lieu de cela, il aurait fallu une véritable approche en termes de soins pour sortir ces polytoxicomanes de l’enfer de la drogue. Des solutions pragmatiques pour assécher l’offre existent !

Est-ce que des cures sont construites ? Est-ce que des services d’addictologie sont ouverts ? Non. Rien n’est fait, il s’agit uniquement de déplacer le problème. Une sorte de vision bourgeoise de ce qu’elle ne veut pas voir. De ce fait, Anne Hidalgo et Didier Lallement mettent en œuvre une politique de l’éloignement. D’autres élus pestent d’une manière à eux contre des associations comme Aurore. Leur objectif est de nettoyer au karcher les quartiers afin de faire progresser la gentrification.

Le capitalisme qu’ils défendent a trouvé son cheval de bataille au travers de l’expérimentation d’un ultralibéralisme. N’est-ce pas le modèle qu’ils vantent à longueur de journée sur les plateaux télévisés ou radiophoniques ? La question qui résume clairement la problématique consiste à dire que la traque sera finalement sans fin. Lorsqu’une équipe tombe : une autre équipe prend le relai. L’appât du gain devient un let motif pour ces personnes qui touchent plus que le travail légal. La délinquance et les tueries en série témoignent d’une guerre des équipes ou des clans.



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