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Flash Info du 12 juin 2021

La montée de l’extrême-droite dans notre pays dans les urnes et d’un point de vue idéologique interroge chaque militant progressiste. Au travers du dernier projet de lois sécuritaire et de la marche des factieux et séditieux des bras armés de l’État, l’alerte sonne le glas. Dans un contexte, où les agressions se multiplient dans un silence de nature assourdissante de la part du pouvoir en place, la défense des « libertés individuelles et collectives » devient une nécessité. L’antifascisme petit-bourgeois par les urnes ne fonctionne pas. En 2002, lorsque Jean-Marie Le Pen était passé au second tour, nous avions des manifestations avec près d’un million de personnes dans les rues. Le « Front Républicain » avait du sens. Entre-temps, la dédiabolisation de l’extrême-droite orchestrée par les différentes chaînes d’information en continu tout comme les différents politiciens reprenant à leur compte le programme idéologique de Marine Le Pen se traduit par la lepénisation de la Société.

Sur les questions économiques, Marine Le Pen reste très discrète. En effet, elle ne veut avouer à aucune personne que son programme n’est autre que le relai d’une classe dominante effrayé par la montée en puissance du salariat dans les luttes sociales. Le patronat sait très bien que l’extrême-droite ne défend pas la « classe ouvrière » et encore moins les « travailleurs », mais bien ses propres intérêts au travers de la baisse des impôts en tout genre et notamment la suppression des cotisations sociales afin de privatiser la Sécurité Sociale au profit des assurances privées. La gestion de l’extrême-droite des municipalités s’est traduite par la gestion de collectivité sur le principe d’une entreprise. D’autant plus que le patronat sait très bien que le levier de l’extrême-droite permet de défendre les actionnaires et la bourgeoisie. Ainsi, nous sommes dans la rhétorique : « plutôt Hitler que le Front Populaire ».

Et le programme sécuritaire n’est que la partie visant à protéger non pas les citoyens d’une « insécurité galopante » ou d’un « ensauvagement » quelconque, mais bel et bien de protéger la propriété privée et des moyens de production. De ce fait, nous faisons face à l’apparition progressive d’un sophisme sur tous les plans visant à considérer que l’immigré, c’est-à-dire l’étranger à savoir celui qui est différent de nous serait une menace pour la société. Pourtant, il s’agit d’une illusion d’optique. La question du débat sur l’immigration permet de cacher les véritables enjeux économiques de ce pays. Le débat d’idées dans la France de 2021 à quelques semaines des élections régionales et départementales s’avère être abyssales tellement le niveau est faible. La classe politique s’arrange avec les faits pour construire une « vérité alternative ». Gérald Darmanin au nom de son gouvernement et du fait du fonctionnement de la Cinquième République déroule le tapis rouge à l’extrême-droite en matière de lois sécuritaires.

Dès lors, il convient de reprendre le pavé au travers d’un « véritable bloc anticapitaliste ». En effet, le fascisme transformé en néofascisme au travers des différents courants illibéraux s’arrange très bien avec le processus démocratique. Il ne s’agit que d’un moyen pour ces derniers de prendre « durablement » le pouvoir. Le danger guette, mais la population n’a pas véritablement conscience de la violence patronale et de la classe dominante, tout comme de la guerre civile qui se profile à l’horizon de 2022. Les « libertés individuelles » deviennent dès lors une nécessité pour construire un « bloc antifasciste » et imperméable face à ceux qui ne souhaitent que démolir nos « libertés les plus sacrées ».



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